Frise chronologique
XVIIe siècle
Fondation de l’ordre
Fondation de l’ordre
XVIIe siècle (≈ 1750)
Par Baillot de Lagadou et Fénelon
début XVIIIe siècle
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
début XVIIIe siècle (≈ 1804)
Pour les Dames de la Foi
29 juillet 1963
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
29 juillet 1963 (≈ 1963)
Inscription officielle du bâtiment
1964
Destruction par incendie
Destruction par incendie
1964 (≈ 1964)
Perte définitive du monument
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade sur rue avec pignon en retrait et tourelle ; façades sur cour ; ensemble des toitures (cad. H 427, 428) : inscription par arrêté du 5 février 1962
Personnages clés
| François de Salignac Fénelon - Évêque de Sarlat |
Initiateur de l’ordre des Dames |
| Baillot de Lagadou - Fondatrice de l’ordre |
Veuve à l’origine des Mirepoises |
Origine et histoire
L’ancienne chapelle des Dames-de-la-Foi, aussi appelée chapelle des Mirepoises, fut édifiée au début du XVIIIe siècle à Sarlat-la-Canéda pour abriter les religieuses de la Foi. Cet ordre, fondé au XVIIe siècle à la demande de monseigneur François de Salignac Fénelon, évêque de Sarlat, avait pour mission d’assurer l’éducation religieuse des jeunes protestantes converties au catholicisme. Les Dames de la Foi, dirigées initialement par une veuve nommée Baillot de Lagadou, disparurent lors de la Révolution française, entraînant la désaffectation de la chapelle.
Le bâtiment, marqué par son histoire religieuse et éducative, fut classé Monument Historique par arrêté du 29 juillet 1963. Malgré cette protection, il fut détruit par un incendie en 1964. La chapelle était située au 15 rue Fénelon, dans un quartier de Sarlat-la-Canéda où son héritage perdure à travers des traces toponymiques, comme l’impasse des Mirepoises.
L’ordre des Dames de la Foi reflétait les tensions religieuses de l’époque, notamment dans une région comme le Périgord, où cohabitaient catholiques et protestants. Leur chapelle symbolisait les efforts de conversion et d’intégration menés par l’Église locale sous l’impulsion de figures comme Fénelon, avant que la Révolution ne bouleverse ces structures traditionnelles.