Frise chronologique
1511
Fondation de la confrérie
Fondation de la confrérie
1511 (≈ 1511)
Création des Pénitents noirs de Carpentras.
1738-1741
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
1738-1741 (≈ 1740)
Édification sur plans d'Antoine d'Allemand.
début XIXe siècle
Reformation de la confrérie
Reformation de la confrérie
début XIXe siècle (≈ 1904)
Retour des Pénitents noirs après l'interdiction.
années 1990
Réactivation de la confrérie
Réactivation de la confrérie
années 1990 (≈ 1990)
Reprise des activités sans la chapelle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
milieu XXe siècle
Inactivité de la confrérie
Inactivité de la confrérie
milieu XXe siècle (≈ 2050)
Arrêt temporaire des activités.
Patrimoine classé
Ancienne chapelle, y compris son ancienne sacristie (cad. CE 1666, 1667) : inscription par arrêté du 17 septembre 1997
Personnages clés
| Antoine d'Allemand - Architecte |
Auteur des plans de la chapelle. |
Origine et histoire
La chapelle des Pénitents noirs de Carpentras, aussi appelée chapelle du Très-Saint-Crucifix, est une ancienne chapelle catholique située dans la ville de Carpentras, en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Construite au 2e quart du XVIIIe siècle, elle se trouve à proximité de la cathédrale Saint-Siffrein, dans l'enceinte des anciens remparts de la ville. Ce monument, aujourd'hui désaffecté, était à l'origine dédié aux œuvres de charité et aux processions organisées par la confrérie des Pénitents noirs, fondée en 1511.
La confrérie des Pénitents noirs, composée exclusivement d'hommes, avait pour mission d'apporter une assistance aux plus démunis et d'organiser des œuvres caritatives. Leur nom provient de la tenue noire qu'ils portaient lors des processions, notamment pendant la Semaine Sainte. En 1738, faute d'avoir leur propre lieu de culte, ils entreprennent la construction de cette chapelle, dont les plans sont attribués à l'architecte local Antoine d'Allemand. Les travaux, qui durent trois ans, aboutissent à un édifice de style classique, marqué par une nef centrale et des chapelles latérales.
Sous la Révolution française, la confrérie est interdite et ses membres dispersés. Elle se reconstitue au début du XIXe siècle, mais devient inactive au milieu du XXe siècle. Réactivée dans les années 1990, elle ne peut plus utiliser la chapelle, rachetée par la municipalité, et se réunit désormais dans d'autres lieux de culte de Carpentras. La chapelle, construite en maçonnerie, se distingue par une façade visible, tandis que ses murs latéraux et son chevet sont mitoyens avec les bâtiments voisins.
L'architecture de la chapelle reflète un plan classique, avec une nef unique et des chapelles latérales insérées entre les contreforts. Bien que désaffectée, elle reste un témoignage important de l'histoire religieuse et architecturale de Carpentras, ainsi que de l'activité des confréries de pénitents, très présentes dans le sud de la France à partir du Moyen Âge.