Frise chronologique
vers 1380
Construction initiale
Construction initiale
vers 1380 (≈ 1380)
Édifiée par la frairie de Saint-Martin.
1795
Vente comme bien national
Vente comme bien national
1795 (≈ 1795)
Transformée en habitation privée.
1976
Classement monument historique
Classement monument historique
1976 (≈ 1976)
Inscrite à l’inventaire des MH.
1977
Restauration
Restauration
1977 (≈ 1977)
Travaux post-classement.
1982
Reconstruction de l’escalier
Reconstruction de l’escalier
1982 (≈ 1982)
Escalier de crypte refait en vis.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle du Petit-Saint-Martin (ancienne) (cad. EI 342) : inscription par arrêté du 10 novembre 1976
Personnages clés
| Saint Martin - Évêque de Tours (IVe siècle) |
Lieu lié à sa dépouille. |
| Frairie de Saint-Martin - Commanditaire de la chapelle |
Responsable de sa construction vers 1380. |
| Abbaye de Saint-Julien - Propriétaire du terrain |
Terrain érigé en fief pour la chapelle. |
Origine et histoire
La chapelle du Petit-Saint-Martin, située dans le Vieux-Tours entre la Loire et la basilique Saint-Martin, est reconstruite au XIVe siècle, probablement à l’emplacement d’un oratoire marquant une halte du corps de saint Martin lors de son transfert vers sa sépulture en 397. Ce lieu de culte, érigé vers 1380 par la frairie de Saint-Martin sous l’autorité de l’abbaye de Saint-Julien, réutilise le mur d’un bâtiment antérieur, devenant le mur gouttereau nord de la nouvelle construction. La nef, divisée en trois travées, se termine par un chevet plat à l’est.
En 1795, la chapelle est vendue comme bien national après la Révolution française et convertie en habitation privée. Son architecture subit alors des modifications majeures : deux planchers divisent l’espace en trois niveaux, tandis que le rez-de-chaussée est scindé en deux nefs par des piliers centraux. Malgré ces transformations, elle conserve des éléments médiévaux, comme les arcs soulignant les travées, témoins de sa structure d’origine.
Classée monument historique en 1976, la chapelle est restaurée en 1977, puis en 1982 pour son escalier d’accès à la crypte, initialement droit et reconstruit en vis. Depuis, elle abrite une annexe de l’École supérieure des Beaux-Arts de Tours, marquant son passage d’un lieu de culte à un espace dédié à l’enseignement artistique. Son histoire reflète les bouleversements religieux, politiques et urbains de Tours, du Moyen Âge à l’époque contemporaine.