Frise chronologique
1269
Fondation de l'oratoire
Fondation de l'oratoire
1269 (≈ 1269)
Oratoire érigé par le duc Jean Ier.
1282
Passage aux Hospitaliers
Passage aux Hospitaliers
1282 (≈ 1282)
Devenue commanderie de l'ordre du Saint-Esprit.
1791
Fin du culte
Fin du culte
1791 (≈ 1791)
Dernière messe avant confiscation révolutionnaire.
1795
Prison des vaincus de Quiberon
Prison des vaincus de Quiberon
1795 (≈ 1795)
Détenait les royalistes après l'expédition.
1831
Transformation en caserne
Transformation en caserne
1831 (≈ 1831)
Acquise par l’armée, nommée Duguesclin.
1982
Classement monument historique
Classement monument historique
1982 (≈ 1982)
Protection des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. AP 523) : classement par arrêté du 4 novembre 1982
Personnages clés
| Jean Ier - Duc de Bretagne |
Fonda l’oratoire en 1269. |
| Gabriel Deshayes - Acquéreur au XIXe siècle |
Racheta la chapelle pour un collège. |
| Bertrand du Guesclin - Homme de guerre (nom honorifique) |
Donna son nom à la caserne. |
Origine et histoire
La chapelle du Saint-Esprit, située rue du Four-Mollet à Auray (Morbihan), fut fondée au XIIIe siècle par les ducs de Bretagne sur l’emplacement d’un oratoire érigé en 1269 par le duc Jean Ier. En 1282, elle passa à l’ordre des Hospitaliers du Saint-Esprit, devenant le cœur d’une commanderie majeure. L’édifice, de plan rectangulaire (45 m de long), présente une nef à cinq travées soutenue par des colonnettes et éclairée par des baies en tiers-point. Un porche voûté d’ogives marque son entrée sud.
Confisquée lors de la Révolution française, la chapelle cessa son usage religieux en 1791 et servit d’abord d’entrepôt militaire, puis de prison en 1795 pour les vaincus de l’expédition de Quiberon. Rachetée au début du XIXe siècle par Gabriel Deshayes, elle abritera brièvement un collège avant d’être transformée en caserne en 1831, prenant le nom de Bertrand du Guesclin. Acquise par la commune en 1923, elle connut divers usages (caserne de pompiers, centre technique) avant d’être classée monument historique en 1982.
Des restaurations menées entre 1991 et 1994 permirent de retrouver les baies murées au XIXe siècle. L’édifice, propriété communale, témoigne aujourd’hui de son double héritage : religieux (ordre hospitalier) et militaire (caserne). Ses façades et toitures, protégées, illustrent les transformations subies depuis le Moyen Âge.