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Ancienne chapelle Saint-Aignan à Paris 1er dans Paris 4ème

Patrimoine classé Chapelle romane Patrimoine religieux

Ancienne chapelle Saint-Aignan

    24 Rue Chanoinesse75004 Paris 4e Arrondissement
Propriété privée
Chapelle Saint-Aignan à Paris
Chapelle Saint-Aignan à Paris : Chapiteau
Ancienne chapelle Saint-Aignan
Ancienne chapelle Saint-Aignan
Ancienne chapelle Saint-Aignan
Ancienne chapelle Saint-Aignan
Ancienne chapelle Saint-Aignan
Ancienne chapelle Saint-Aignan
Ancienne chapelle Saint-Aignan
Ancienne chapelle Saint-Aignan
Crédit photo : Mbzt - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1700
1800
1900
2000
1er quart XIIe siècle (vers 1120)
Construction de la chapelle
1790
Suppression révolutionnaire
29 juin 1966
Classement des vestiges de la nef
1992
Restauration partielle
29 septembre 1995
Classement des vestiges du chœur
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les restes de la nef, 19 rue des Ursins : classement par arrêté du 29 juin 1966 - Les vestiges du choeur, 24 rue Chanoinesse (cad. 04 AW 19) : classement par arrêté du 29 septembre 1995

Personnages clés

Étienne de Garlande - Évêque d'Orléans et chancelier de Louis VI Fondateur de la chapelle vers 1120.
Héloïse - Intellectuelle et religieuse Y pria et convoqua probablement Abélard.
Pierre Abélard - Philosophe et théologien Rencontra Héloïse dans cette chapelle.
Bernard de Clairvaux - Moine et réformateur cistercien Y médita au XIIe siècle.
Louis VI le Gros - Roi de France (1108–1137) Règne durant la construction de la chapelle.

Origine et histoire de la Chapelle Saint-Aignan

La chapelle Saint-Aignan, dédiée à Aignan d'Orléans, fut construite vers 1120 par Étienne de Garlande, évêque d'Orléans et chancelier du roi Louis VI le Gros. Elle occupait un emplacement extra-muros de l'enceinte gallo-romaine, ce qui en fait le premier édifice de ce type sur l'île de la Cité. De dimensions modestes (10 mètres sur 5,20 mètres), elle comportait deux travées et une abside semi-circulaire. Son portail sud, dont huit chapiteaux et éléments sont conservés, est considéré comme le plus ancien portail sculpté de Paris.

La chapelle est liée à des figures historiques majeures : Héloïse y pria et y convoqua probablement Pierre Abélard, tandis que Bernard de Clairvaux y médita. Elle fut supprimée en 1790 pendant la Révolution, vendue comme bien national en 1791, puis divisée par un mur. Une partie, ayant servi d’écurie, fut restaurée en 1992. Les vestiges de la nef (19 rue des Ursins) et du chœur (24 rue Chanoinesse) sont classés respectivement depuis 1966 et 1995.

Parmi les 23 sanctuaires de l’île de la Cité, la chapelle Saint-Aignan est la seule église romane subsistante en élévation, avec Notre-Dame et la Sainte-Chapelle. Elle témoigne de l’architecture religieuse médiévale parisienne et de son rôle dans la vie intellectuelle et spirituelle du XIIe siècle. Son accès reste exceptionnel, limité aux Journées du patrimoine.

La chapelle était à l’origine située dans le quartier canonial, près du cloître Notre-Dame. Étienne de Garlande, son fondateur, offrit pour sa construction une maison dans ce cloître ainsi que des vignes sur la montagne Sainte-Geneviève et à Vitry. Ce lieu de culte, bien que de petite taille, joua un rôle symbolique dans l’histoire religieuse et culturelle de Paris.

Les éléments architecturaux conservés, comme les chapiteaux et le portail sud, offrent un rare exemple de sculpture romane parisienne. La chapelle illustre aussi les transformations urbaines de l’île de la Cité, marquée par la destruction de nombreux édifices religieux au fil des siècles. Son classement au titre des monuments historiques souligne son importance patrimoniale, malgré son état fragmentaire.

Liens externes

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