Frise chronologique
Fin XIe - Début XIIe siècle
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
Fin XIe - Début XIIe siècle (≈ 1225)
Bâtie par les moines bénédictins de Saint-Pierre.
1985
Création de l’association
Création de l’association
1985 (≈ 1985)
Fondation des *Amis de Saint-Pierre-de-Castres*.
Fin XIXe siècle
Fin des pèlerinages
Fin des pèlerinages
Fin XIXe siècle (≈ 1995)
Cesse d’être un lieu de culte actif.
24 janvier 2020
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
24 janvier 2020 (≈ 2020)
Inscription officielle par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
En totalité, l’ancienne chapelle Saint-Pierre-de-Castres, située à Tresques, sur la parcelle 50 figurant au cadastre section AE : inscription par arrêté du 24 janvier 2020
Personnages clés
| Claire-Lise Creissen - Historienne |
Estime la construction fin XIe-début XIIe siècle. |
| Alexandre Autin - Architecte du patrimoine |
Analyse sa conservation exceptionnelle et son architecture. |
| Moines de Saint-Pierre - Congrégation bénédictine |
Bâtisseurs de la chapelle et assècheurs de l’étang. |
Origine et histoire
La chapelle Saint-Pierre-de-Castres est un édifice religieux roman situé à Tresques, dans le département du Gard en région Occitanie. Construite entre la fin du XIe siècle et le XIIe siècle par les moines bénédictins de Saint-Pierre, elle fait partie d’un réseau de chapelles liées au prieuré de Pont. Son architecture, marquée par une nef unique à trois travées et un chœur en cul-de-four, est remarquable pour son absence de contreforts, compensée par des murs épais en moellons. La voûte en pierre, maçonnée sans charpente, a permis sa conservation exceptionnelle.
La chapelle était autrefois un lieu de pèlerinage jusqu’à la fin du XIXe siècle. À proximité, des ruines d’un prieuré attestent de son importance historique. En 2020, elle a été inscrite aux Monuments Historiques grâce à l’action de l’association Les Amis de Saint-Pierre-de-Castres, créée en 1985 pour sa préservation. Son clocher, autrefois pyramidal, et son toit en lauzes calcaires reflètent les traditions constructives locales. L’édifice, isolé des routes fréquentées, a échappé aux reconstructions majeures.
Selon l’historienne Claire-Lise Creissen, la chapelle aurait été bâtie d’une seule traite pendant la période romane. L’architecte Alexandre Autin souligne son état de conservation rare, attribuable à son éloignement et à la robustesse de ses murs. La façade nord, dépourvue d’ouvertures, protège l’édifice du mistral. Aujourd’hui propriété communale, elle reste un témoignage authentique de l’art roman méridional, lié à l’histoire des congrégations bénédictines et des pèlerinages médiévaux en Occitanie.