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Ancienne chapelle Saint-Yon, dépendant actuellement du C.E.S. Alexis-Carrel à Rouen en Seine-Maritime

Patrimoine classé Patrimoine religieux Chapelle baroque et classique

Ancienne chapelle Saint-Yon, dépendant actuellement du C.E.S. Alexis-Carrel

  • 92 Rue Saint-Julien
  • 76000 Rouen
Chapelle de Saint-Yon
Ancienne chapelle Saint-Yon, dépendant actuellement du C.E.S. Alexis-Carrel
Ancienne chapelle Saint-Yon, dépendant actuellement du C.E.S. Alexis-Carrel
Ancienne chapelle Saint-Yon, dépendant actuellement du C.E.S. Alexis-Carrel
Ancienne chapelle Saint-Yon, dépendant actuellement du C.E.S. Alexis-Carrel
Ancienne chapelle Saint-Yon, dépendant actuellement du C.E.S. Alexis-Carrel
Ancienne chapelle Saint-Yon, dépendant actuellement du C.E.S. Alexis-Carrel
Crédit photo : Arnaud Serander - Sous licence Creative Commons
Propriété de l'Etat
92 B Rue Saint-Julien 76100 Rouen

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1705
Installation de Jean-Baptiste de La Salle
1728–1734
Construction de la chapelle
1791
Départ des Frères (Rvolution)
1825–1848
Asile d’aliénés pionnier
1881
Création de l’École normale
1991
Inscription Monument Historique
2012
Ouverture de l’Atrium
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle de l'ancien Institut des Frères des Ecoles Chrétiennes, y compris la crypte, à l'exclusion des aménagements fonctionnels contemporains (cad. IO 3) : inscription par arrêté du 19 septembre 1991

Personnages clés

Jean-Baptiste de La Salle - Fondateur des Frères des Écoles chrétiennes Installa l’Institut à Saint-Yon (1705–1719).
Eustache de Saint-Yon - Ancien propriétaire du manoir (1604) Donna son nom au domaine.
Achille-Louis Foville - Médecin-chef de l’asile (1825–1834) Pionnier des statistiques psychiatriques.
Bénédict Augustin Morel - Médecin-chef (1856–1873) Développa les approches thérapeutiques.
Alphonse Guilloux - Sculpteur du monument aux morts Œuvre inaugurée en 1921.
Lucien Lefort - Architecte de l’École normale (1881) Conçut les bâtiments éducatifs.

Origine et histoire de la Chapelle de Saint-Yon

L’ancienne chapelle Saint-Yon, située dans le quartier Saint-Clément de Rouen, fut construite entre 1728 et 1734 au sein du manoir du même nom, acquis en 1705 par Jean-Baptiste de La Salle. Ce dernier y installa le siège central de son Institut des Frères des Écoles chrétiennes, un noviciat et un pensionnat innovant combinant enseignement technique (menuiserie, sculpture, botanique) et matières scientifiques, à l’exclusion du latin. La chapelle, dédiée au Saint Enfant-Jésus, abritait initialement la tombe du fondateur et était ornée de statues aujourd’hui disparues.

Le manoir de Saint-Yon, anciennement appelé Hauteville, fut rebaptisé après son acquisition en 1604 par Eustache de Saint-Yon, maître à la chambre des comptes de Normandie. Sous l’impulsion de Jean-Baptiste de La Salle (1705–1719), le site devint un pôle éducatif majeur, soutenu par l’archevêque Colbert et le Parlement de Normandie. Après la Révolution, le manoir connut des usages variés : prison, asile d’aliénés (dirigé par des figures comme Bénédict Morel), puis école normale à partir de 1881, formant des personnalités comme Charles Angrand.

Au XXe siècle, le site évolua en collège (Alexis-Carrel, puis Jean-Lecanuet) avant d’accueillir la Cité des métiers de Haute-Normandie (2005–2011). Depuis 2012, après restauration par la Région, il abrite l’Atrium, Pôle régional des Savoirs. La façade classique de la chapelle, seule partie subsistante avec sa crypte (inscrite aux Monuments Historiques en 1991), témoigne de ce passé riche, entre pédagogie pionnière et adaptations architecturales.

Durant la Première Guerre mondiale, une partie du manoir fut convertie en hôpital auxiliaire (no 103) par l’Union des femmes de France pour soigner les soldats blessés. Un monument aux morts, œuvre du sculpteur Alphonse Guilloux, fut inauguré en 1921 en présence du président Alexandre Millerand. Ces transformations illustrent la résilience du site, passé d’un lieu religieux et éducatif à un espace mémoriel et culturel.

L’asile Saint-Yon, l’un des premiers de France réservé aux aliénés (dès 1825), joua un rôle clé dans l’histoire psychiatrique normande. Sous la direction de médecins comme Achille-Louis Foville ou Maximien Parchappe, il produisit des statistiques sociales innovantes, étudiées par les cercles médicaux et administratifs. En 1878, les services furent transférés vers un nouvel établissement à Sotteville-lès-Rouen, marquant la fin de cette vocation hospitalière sur le site rouennais.

Liens externes

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