Frise chronologique
1150
Fondation de la chapelle
Fondation de la chapelle
1150 (≈ 1150)
Construction par Henri II Plantagenêt dans le parc du Rouvray.
avant 1183
Existence de la léproserie
Existence de la léproserie
avant 1183 (≈ 1183)
Léproserie attestée avant cette date.
1366
Union à l’hôpital de la Madeleine
Union à l’hôpital de la Madeleine
1366 (≈ 1366)
Rattachement à Rouen jusqu’en 1600.
1600
Cession aux bénédictins
Cession aux bénédictins
1600 (≈ 1600)
Transfert à Sainte-Catherine-au-Mont après destruction de leur monastère.
1667
Achat par les chartreux
Achat par les chartreux
1667 (≈ 1667)
Début de la transformation en chartreuse.
1669
Pose de la première pierre
Pose de la première pierre
1669 (≈ 1669)
Début des travaux de la chartreuse.
1791
Dispersion de la communauté
Dispersion de la communauté
1791 (≈ 1791)
Fin de la vie monastique sous la Révolution.
1862
Classement monument historique
Classement monument historique
1862 (≈ 1862)
Protection de la chapelle et ses fresques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle : classement par liste de 1862
Personnages clés
| Henri II Plantagenêt - Duc de Normandie et roi d’Angleterre |
Fonda la maison royale en 1150. |
| dom Nicolas-Albergati Geoffroy - Dernier prieur et général de l’Ordre |
Dirigeait la communauté en 1791. |
Origine et histoire
La chapelle Saint-Julien, aussi appelée ancienne léproserie de Saint-Julien-le-Chartreux, est située au Petit-Quevilly en Seine-Maritime. Elle fut construite en 1150 sous l’impulsion d’Henri II Plantagenêt, duc de Normandie et roi d’Angleterre, qui y fonda une maison royale dans le parc du Rouvray aux Bruyères. Ce site, initialement lié à une léproserie attestée avant 1183, fut plus tard uni à l’hôpital de la Madeleine de Rouen en 1366, avant d’être cédé aux bénédictins de Sainte-Catherine-au-Mont en 1600.
En 1667, les chartreux de Gaillon acquirent les lieux pour y établir une chartreuse. La première pierre fut posée en 1669, et le site s’enrichit progressivement, intégrant notamment la chartreuse Notre-Dame-de-la-Rose en 1682, ainsi que les prieurés de Fresnes et Pavilly en 1720 et 1722. Malgré des constructions lentes, la communauté se dispersa en 1791, lors de la Révolution française, sous le priorat de dom Nicolas-Albergati Geoffroy, dernier général de l’Ordre.
Aujourd’hui, seule la chapelle Saint-Julien subsiste de cet ensemble ducal. Elle abrite des fresques zénithales exceptionnelles du XIIe siècle, ornant la voûte de l’abside et représentant des scènes bibliques comme l’Annonciation, la Nativité ou la Fuite en Égypte. Classée monument historique dès 1862, la chapelle témoigne de l’importance artistique et religieuse du site, tandis que les vestiges archéologiques des bâtiments cartusiens, protégés en 1981 et 1991, rappellent son passé monastique complexe.
Les fouilles et protections successives ont mis en lumière les dispositions cartusiennes originales : cloîtres, cellules monastiques, jardins, citernes et systèmes hydrauliques. Ces éléments, bien que partiellement disparus, offrent un aperçu rare de l’organisation spatiale et spirituelle d’une chartreuse normande, entre héritage médiéval et transformations des XVIIe et XVIIIe siècles.