Frise chronologique
1239
Première attestation écrite
Première attestation écrite
1239 (≈ 1239)
Mentionnée sous *Hospitalis de Condato*.
XIIe siècle
Fondation présumée
Fondation présumée
XIIe siècle (≈ 1250)
Création de la commanderie hospitalière.
XVe siècle
Construction du donjon
Construction du donjon
XVe siècle (≈ 1550)
Tour carrée à mâchicoulis ajoutée.
1540 (milieu XVIe siècle)
Restauration majeure
Restauration majeure
1540 (milieu XVIe siècle) (≈ 1650)
Travaux sur le logis et la tourelle.
1948
Inscription du donjon
Inscription du donjon
1948 (≈ 1948)
Classement aux monuments historiques.
2012
Nouvelle protection
Nouvelle protection
2012 (≈ 2012)
Logis, moulin et dépendances inscrits.
2022
Rachat par la commune
Rachat par la commune
2022 (≈ 2022)
Projet de réhabilitation lancé.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le logis et sa tour, les dépendances sur la cour, le moulin avec son bief, le four banal, ainsi que le sol des parcelles de la cour et du jardin (cad. AB 9, 10, 17 à 19, 44) : inscription par arrêté du 23 juillet 2012
Personnages clés
| Capitaine Pouch - Chef huguenot |
Transforma l’église en forteresse (guerres de Religion). |
| Seigneur de Losse - Noble catholique |
Prit la forteresse après un siège. |
| Armand de Bourbon Malause - Commandeur (1732-1741) |
Dernier commandeur étudié par Mirandol. |
Origine et histoire
La commanderie de Condat, aussi appelée château de Condat, est une ancienne possession des Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, située dans le bourg de Condat-sur-Vézère, en Dordogne. Attestée dès 1239 sous le nom Hospitalis de Condato, elle servait à la fois de maison-forte pour le commandeur, de grange dîmière, d’hostellerie pour pèlerins et d’hôpital. Elle fut la plus importante commanderie du Périgord, jouant un rôle central dans la vie religieuse et économique locale.
Durant les guerres de Religion, le capitaine huguenot Pouch transforma l’église en forteresse, qui fut assiégée et prise par le seigneur de Losse. Le site changea plusieurs fois de mains pendant ces conflits, puis durant la Fronde. À la Révolution, vendue comme bien national, ses locaux furent réutilisés comme moulin et minoterie au XIXe siècle. Le donjon, caractéristique avec ses mâchicoulis et bretèches, fut inscrit aux monuments historiques en 1948, tandis que d’autres éléments le furent en 2012.
Architecturalement, la commanderie se compose d’un logis du XVIe siècle accolé à un donjon du XVe siècle, tour carrée typique de l’époque. Le site, bâti au confluent du Coly et de la Vézère, conserve aussi une église au clocher-peigne, toujours utilisée comme paroissiale. En 2022, la commune a racheté la commanderie pour un projet de réhabilitation estimé à 3,6 millions d’euros, après des siècles d’usage varié (moulin, minoterie) et une période de désaffectation.
Les sources historiques mentionnent des archives détaillées, comme les rapports de visite de 1626 ou les études du comte de Mirandol sur son dernier commandeur, Armand de Bourbon Malause (1732-1741). Ces documents soulignent son importance dans le réseau hospitalier de la langue de Provence, ainsi que son rôle défensif et agricole dans la région.
Aujourd’hui, bien que fermée au public, la commanderie reste un témoignage majeur de l’histoire médiévale et moderne du Périgord, mêlant fonctions religieuses, militaires et économiques. Son avenir dépend désormais des projets de restauration portés par la municipalité.