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Ancienne commanderie à Condat-sur-Vézère en Dordogne

Ancienne commanderie

    173 Le Bourg
    24570 Condat-sur-Vézère
Propriété d'une société privée ; propriété de la commune
Ancienne commanderie
Ancienne commanderie
Ancienne commanderie
Ancienne commanderie
Ancienne commanderie
Ancienne commanderie
Ancienne commanderie
Ancienne commanderie
Ancienne commanderie
Ancienne commanderie
Crédit photo : Père Igor - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1239
Première attestation écrite
XIIe siècle
Fondation présumée
XVe siècle
Construction du donjon
1540 (milieu XVIe siècle)
Restauration majeure
1948
Inscription du donjon
2012
Nouvelle protection
2022
Rachat par la commune
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le logis et sa tour, les dépendances sur la cour, le moulin avec son bief, le four banal, ainsi que le sol des parcelles de la cour et du jardin (cad. AB 9, 10, 17 à 19, 44) : inscription par arrêté du 23 juillet 2012

Personnages clés

Capitaine Pouch - Chef huguenot Transforma l’église en forteresse (guerres de Religion).
Seigneur de Losse - Noble catholique Prit la forteresse après un siège.
Armand de Bourbon Malause - Commandeur (1732-1741) Dernier commandeur étudié par Mirandol.

Origine et histoire

La commanderie de Condat, aussi appelée château de Condat, est une ancienne possession des Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, située dans le bourg de Condat-sur-Vézère, en Dordogne. Attestée dès 1239 sous le nom Hospitalis de Condato, elle servait à la fois de maison-forte pour le commandeur, de grange dîmière, d’hostellerie pour pèlerins et d’hôpital. Elle fut la plus importante commanderie du Périgord, jouant un rôle central dans la vie religieuse et économique locale.

Durant les guerres de Religion, le capitaine huguenot Pouch transforma l’église en forteresse, qui fut assiégée et prise par le seigneur de Losse. Le site changea plusieurs fois de mains pendant ces conflits, puis durant la Fronde. À la Révolution, vendue comme bien national, ses locaux furent réutilisés comme moulin et minoterie au XIXe siècle. Le donjon, caractéristique avec ses mâchicoulis et bretèches, fut inscrit aux monuments historiques en 1948, tandis que d’autres éléments le furent en 2012.

Architecturalement, la commanderie se compose d’un logis du XVIe siècle accolé à un donjon du XVe siècle, tour carrée typique de l’époque. Le site, bâti au confluent du Coly et de la Vézère, conserve aussi une église au clocher-peigne, toujours utilisée comme paroissiale. En 2022, la commune a racheté la commanderie pour un projet de réhabilitation estimé à 3,6 millions d’euros, après des siècles d’usage varié (moulin, minoterie) et une période de désaffectation.

Les sources historiques mentionnent des archives détaillées, comme les rapports de visite de 1626 ou les études du comte de Mirandol sur son dernier commandeur, Armand de Bourbon Malause (1732-1741). Ces documents soulignent son importance dans le réseau hospitalier de la langue de Provence, ainsi que son rôle défensif et agricole dans la région.

Aujourd’hui, bien que fermée au public, la commanderie reste un témoignage majeur de l’histoire médiévale et moderne du Périgord, mêlant fonctions religieuses, militaires et économiques. Son avenir dépend désormais des projets de restauration portés par la municipalité.

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