Fondation par Henri Ier Beauclerc vers 1135 (≈ 1135)
Création de la commanderie et de la « ville neuve ».
milieu XIIe siècle
Construction des bâtiments primitifs
Construction des bâtiments primitifs milieu XIIe siècle (≈ 1250)
Premier manoir et chapelle édifiés.
avant 1457
Reconstruction post-Guerre de Cent Ans
Reconstruction post-Guerre de Cent Ans avant 1457 (≈ 1457)
Logis et dépendances rebâtis après destructions.
1679
Chapelle Saint-Blaise inutilisée
Chapelle Saint-Blaise inutilisée 1679 (≈ 1679)
Abandon mentionné dans les archives.
1784
Chapelle transformée en grange
Chapelle transformée en grange 1784 (≈ 1784)
Changement d’usage avant la Révolution.
1831
Construction d’une seconde maison
Construction d’une seconde maison 1831 (≈ 1831)
Extension de l’habitation post-révolutionnaire.
11 mars 2021
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 11 mars 2021 (≈ 2021)
Protection de l’assiette foncière du site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L’assiette foncière de l’ancienne commanderie d’Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, telle que délimitée sur le plan annexé à l’arrêté, située 3 et 9 rue du Pont Chignon, sur les parcelles n°000 AI 1, 6, 7, figurant au cadastre section 000 AI : inscription par arrêté du 11 mars 2021
Personnages clés
Henri Ier Beauclerc - Roi d’Angleterre et duc de Normandie
Fonda la commanderie vers 1135.
Origine et histoire
L’ancienne commanderie des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem à Villedieu-les-Poêles-Rouffigny trouve ses origines au début du XIIe siècle. Vers 1135, Henri Ier Beauclerc, roi d’Angleterre et duc de Normandie, fonde cette commanderie sur la paroisse de Saultchevreuil, accompagnant sa création par l’établissement d’une « ville neuve » – l’actuelle Villedieu-les-Poêles. Contrairement aux autres domaines hospitaliers de la région, axés sur l’agriculture, cette commanderie tire ses revenus de fours banaux, d’un moulin, de droits de justice et de redevances, destinées à financer les activités des chevaliers en Orient. La cité bénéficie rapidement de privilèges urbains, favorisant son essor économique via des marchés et des foires.
Les bâtiments primitifs, érigés au milieu du XIIe siècle, subissent des destructions partielle pendant la Guerre de Cent Ans. Ils sont reconstruits avant 1457, comme en témoignent des comptes-rendus de l’Ordre et un plan de 1740. Le logis du commandeur, flanqué d’écuries et de la chapelle Saint-Blaise, forme un ensemble cohérent. Cette chapelle, déjà inutilisée en 1679 et transformée en grange en 1784, est partiellement ruinée en 1845. Après la Révolution, les lieux sont acquis par un édile local et convertis en habitation : le logis est remanié, une seconde maison est ajoutée en 1831, et l’ancienne chapelle, reconstruite, devient une dépendance tout en conservant des éléments du XVe siècle.
L’organisation spatiale d’origine révèle une disposition fonctionnelle : à l’ouest, la maison du chapelain, avec une pièce à feu surplombant un cellier, semble dater du XVe siècle. Les transformations ultérieures, notamment au XIXe siècle, altèrent partiellement la structure médiévale, mais certains vestiges (comme ceux de la chapelle) attestent de son passé hospitalier. L’inscription aux Monuments Historiques en 2021 protège aujourd’hui l’assiette foncière de cet ensemble, situé aux 3 et 9 rue du Pont Chignon, marquant son importance patrimoniale malgré les remaniements successifs.