Donation du castrum 1146 (≈ 1146)
Pons de Meynes donne Montfrin aux Templiers.
1169
Installation des Templiers
Installation des Templiers 1169 (≈ 1169)
Début de la construction de la commanderie.
1312
Dissolution de l'ordre
Dissolution de l'ordre 1312 (≈ 1312)
Transfert à l'ordre de l'Hôpital.
1926
Protection de l'église
Protection de l'église 1926 (≈ 1926)
Inscription à l'inventaire supplémentaire.
2003
Classement de la commanderie
Classement de la commanderie 2003 (≈ 2003)
Protection totale (hors salle communale).
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ancienne commanderie en totalité, y compris les cours et le sol de l'ancien cimetière (cad. AI 515) , mais à l'exclusion de la salle communale construite dessus (cad. AI 515 à 529, 531, 532, 1112, 1113) : inscription par arrêté du 1er août 2003
Personnages clés
Pons de Meynes - Seigneur donateur
Cède le castrum aux Templiers en 1146.
Origine et histoire de la Commanderie
La commanderie de Montfrin fut établie par l'ordre du Temple dans la seconde moitié du XIIe siècle, après la donation du castrum de Montfrin par le seigneur Pons de Meynes en 1146. Les Templiers y construisirent une commanderie et l'église Notre-Dame-de-Malpas à partir de 1169. Ce site devint un centre économique et religieux, doté d'une chapelle, d'un puits, d'un four à pain, d'une prison, d'un cimetière, de terres agricoles et de moulins, organisés autour d'une cour centrale.
Après la dissolution de l'ordre du Temple en 1312, la commanderie et ses dépendances passèrent à l'ordre de l'Hôpital (Hospitaliers). Les bâtiments, partiellement conservés, incluent aujourd'hui une tour massive rénovée à l'angle nord-ouest du quadrilatère d'origine. L'ensemble, protégé depuis 2003, témoigne de l'architecture templière médiévale et de son rôle dans la région.
L'église Notre-Dame-de-Malpas, édifiée par les Templiers au XIIe siècle, fut inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques dès 1926. La commanderie, quant à elle, est protégée en totalité (hors salle communale moderne) depuis 2003, couvrant les cours et le sol de l'ancien cimetière. Ces protections soulignent son importance patrimoniale dans le Gard et en Occitanie.
La commanderie illustre l'organisation typique des établissements templiers : une partie résidentielle distincte de la chapelle, et des infrastructures autonomes (moulins, exploitation agricole) reflétant leur double vocation militaire et religieuse. Son histoire est documentée dans des ouvrages spécialisés, comme L'Ordre du Temple dans la basse vallée du Rhône (Damien Carraz, 2005).