Frise chronologique
XIIe siècle (fin)
Fondation templière
Fondation templière
XIIe siècle (fin) (≈ 1284)
Création de la commanderie par l'ordre du Temple.
1870
Premier classement MH
Premier classement MH
1870 (≈ 1870)
Classement initial comme monument historique.
1980 (vers)
Modification de la voûte
Modification de la voûte
1980 (vers) (≈ 1980)
Remplacement par un plafond lambrissé.
4 mars 1994
Nouveau classement MH
Nouveau classement MH
4 mars 1994 (≈ 1994)
Protection officielle de l'église (arrêté).
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. C 224) : classement par arrêté du 4 mars 1994
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun nom cité |
Les sources ne mentionnent aucun personnage précis. |
Origine et histoire
La commanderie de Malleyrand, aussi appelée commanderie Saint-Jean-Baptiste de Malleyrand, est un édifice templier situé à Yvrac-et-Malleyrand, en Charente (Nouvelle-Aquitaine). Fondée à la fin du XIIe siècle, elle dépendait du diocèse d'Angoulême et suivait un plan rectangulaire à trois travées, soutenu par des colonnes ornées de chapiteaux à feuilles d'acanthe. Sa façade, marquée par trois portails à archivoltes tressées, reflète l'architecture religieuse de l'époque. Après la dissolution de l'ordre du Temple, elle devint une commanderie hospitalière.
Le bâtiment a connu des modifications notables, comme le remplacement de sa voûte d'origine par un plafond lambrissé au XXe siècle (vers 1980). Son clocher-arcade, à une seule baie, domine le pignon, tandis que le chevet plat est éclairé par un triplet. Classée monument historique en 1870 puis à nouveau en 1994, elle appartient aujourd'hui à la commune. Les sources mentionnent des études locales, comme celles de L. Bertrand (1921), mais peu de détails sur ses commandeurs ou son usage précis après le Moyen Âge.
La commanderie illustre le rôle des ordres militaires-religieux dans le Sud-Ouest de la France, où ils combinaient fonctions spirituelles, économiques et défensives. Son architecture, mêlant sobriété et détails ouvragés (chapiteaux, fûts de colonnes), témoigne de l'influence templière puis hospitalière dans la région. Les références bibliographiques, comme les travaux d'Anne-Marie Legras (1983) ou Jacques Dubourg (2001), soulignent son importance patrimoniale en Charente.