Commande du bâtiment 1909 (≈ 1909)
Projet confié aux architectes Lamaizière par la Chambre de commerce.
1910
Achèvement de la construction
Achèvement de la construction 1910 (≈ 1910)
Inauguration du bâtiment dédié à la soie.
1962
Fermeture de la Condition des Soies
Fermeture de la Condition des Soies 1962 (≈ 1962)
Fin des activités techniques liées à la soie.
1997
Départ de l'Institut supérieur du commerce
Départ de l'Institut supérieur du commerce 1997 (≈ 1997)
Fin de son occupation éducative.
2001
Vente au Conseil général
Vente au Conseil général 2001 (≈ 2001)
Changement de propriétaire et modifications intérieures.
29 mai 2002
Classement monument historique
Classement monument historique 29 mai 2002 (≈ 2002)
Protection des façades, toitures et escalier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures, l'escalier avec sa cage (cad. BS 69) : inscription par arrêté du 29 mai 2002
Personnages clés
Léon Lamaizière - Architecte
Co-concepteur du bâtiment avec son frère.
Marcel Lamaizière - Architecte D.P.L.G.
Auteur des décors Art Nouveau et sculptures.
Clément Brossy - Président de la Chambre de commerce
Commanditaire et modificateur des plans.
Origine et histoire
L’ancienne Condition des Soies de Saint-Étienne, construite au 1er quart du XXe siècle (achevée en 1910), était dédiée aux opérations techniques de la rubanerie : décreusage, pesage et conditionnement de la soie sous humidité contrôlée. Le bâtiment, conçu par les architectes Léon et Marcel Lamaizière, se distingue par son style Art Nouveau, avec des façades en pierre blanche ornées de motifs de mûriers et de rubans, symboles de l’industrie locale. La décoration intérieure, comme les boiseries de la salle de direction ou les grilles en fer forgé, reflète cette thématique. L’entrée principale, à l’angle des rues, présente un escalier à rampes courbes et un cartouche gravé « CHAMBRE DE COMMERCE CONDITION DES SOIES ».
Le projet fut commandé en 1909 par la Chambre de commerce de Saint-Étienne, présidée par Clément Brossy, fabricant de rubans influent. Ce dernier intervint directement sur les plans pour en faire un « fleuron architectural » de l’industrie rubanière. Le bâtiment abritait aussi des bureaux, un appartement pour le directeur, et des salles techniques organisées autour d’une cour carrée. Après la fermeture de la Condition des Soies en 1962, les lieux accueillirent l’Institut supérieur du commerce (1969–1997), puis furent vendus au Conseil général en 2001, entraînant la destruction des derniers aménagements spécifiques. Les façades, toitures et l’escalier furent classés monuments historiques en 2002.
Les matériaux utilisés — pierre de Saint-Paul-Trois-Châteaux (Drôme) pour les façades, pierre des Estaillades (Vaucluse) pour les sculptures, et pierre de Villebois (Ain) pour le perron — soulignent le soin apporté à la construction. La signature des architectes, « L.LAMAIZIÈRE Architecte, M.LAMAIZIÈRE Arch.D.P.L.G. », figure sur la rue d’Arcole. Le corps de bâtiment sur cour fut surélevé de deux niveaux en 1955. Aujourd’hui, l’édifice, propriété du département, témoigne de l’âge d’or de la rubanerie stéphanoise, secteur économique majeur jusqu’au milieu du XXe siècle.