Ancienne église, actuellement chapelle Sainte-Eutrope à Langourla en Côtes-d'Armor

Patrimoine classé Patrimoine religieux Chapelle romane et gothique

Ancienne église, actuellement chapelle Sainte-Eutrope

  • D39
  • 22330 Langourla
Chapelle Sainte-Eutrope de Langourla
Ancienne église, actuellement chapelle Sainte-Eutrope
Ancienne église, actuellement chapelle Sainte-Eutrope
Ancienne église, actuellement chapelle Sainte-Eutrope
Ancienne église, actuellement chapelle Sainte-Eutrope
Ancienne église, actuellement chapelle Sainte-Eutrope
Ancienne église, actuellement chapelle Sainte-Eutrope
Crédit photo : NegroTruc - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIIe siècle
Construction de la tour
XVIe siècle
Construction de la chapelle
1866
Intervention de l'évêque
1869
Démolition partielle
19 mai 1965
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise (ancienne) (cad. B 893) : classement par décret du 19 mai 1965

Personnages clés

Augustin David Évêque de Saint-Brieuc ayant sauvé la tour de la démolition en 1866.

Origine et histoire de la Chapelle Sainte-Eutrope

La chapelle Sainte-Eutrope, située au bourg de Langourla (lieu-dit Le Bourg) dans les Côtes-d'Armor, est l'ancienne église dont subsiste principalement une tour octogonale. La chapelle elle-même est datée du XVIe siècle, tandis que la tour remonterait au XIIIe siècle. Construite en pierres de taille, la tour comporte quatre ouvertures en arc brisé ornées et, à l'intérieur, de petites colonnes qui supportent une voûte en pierre. Au nord, elle est flanquée d'une petite tourelle qui abrite un escalier en colimaçon et est surmontée d'une flèche en charpente ; on note un petit étage sous la charpente et le blason de Langourla sculpté sur les piliers. De l'ancienne église, démolie après 1866, seule cette tour a été préservée après l'intervention de l'évêque de Saint-Brieuc, Augustin David, en 1866 ; lorsque la démolition commença en 1869, la tour fut conservée. Transformée en chapelle des morts, elle veillait sur le cimetière implanté à son pied, avant que celui-ci ne soit transféré à la sortie est du bourg à la fin des années 1950. La tour fut aussi un lieu de pèlerinage : on disait que saint Eutrope guérissait l'hydropisie et la migraine, et les pèlerins appliquaient la terre du pied de la tour sur leurs maux avant de la replacer. Envahie par le lierre et marquée par la fatigue de sa charpente, elle fut de nouveau menacée de démolition à la fin des années 1950, puis sauvée et entièrement rénovée après son classement au titre des monuments historiques par arrêté du 19 mai 1965.

Liens externes