Construction de la tour XIIIe siècle (≈ 1350)
Édification de la tour octogonale, seul vestige de l'ancienne église.
XVIe siècle
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle XVIe siècle (≈ 1650)
Période de construction de la chapelle Sainte-Eutrope.
1866
Intervention de l'évêque
Intervention de l'évêque 1866 (≈ 1866)
L'évêque Augustin David intervient pour préserver la tour.
1869
Démolition partielle
Démolition partielle 1869 (≈ 1869)
Démolition de l'ancienne église, seule la tour est conservée.
19 mai 1965
Classement historique
Classement historique 19 mai 1965 (≈ 1965)
La tour est classée monument historique et rénovée.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (ancienne) (cad. B 893) : classement par décret du 19 mai 1965
Personnages clés
Augustin David
Évêque de Saint-Brieuc ayant sauvé la tour de la démolition en 1866.
Origine et histoire de la Chapelle Sainte-Eutrope
La chapelle Sainte-Eutrope, située au bourg de Langourla (lieu-dit Le Bourg) dans les Côtes-d'Armor, est l'ancienne église dont subsiste principalement une tour octogonale. La chapelle elle-même est datée du XVIe siècle, tandis que la tour remonterait au XIIIe siècle. Construite en pierres de taille, la tour comporte quatre ouvertures en arc brisé ornées et, à l'intérieur, de petites colonnes qui supportent une voûte en pierre. Au nord, elle est flanquée d'une petite tourelle qui abrite un escalier en colimaçon et est surmontée d'une flèche en charpente ; on note un petit étage sous la charpente et le blason de Langourla sculpté sur les piliers. De l'ancienne église, démolie après 1866, seule cette tour a été préservée après l'intervention de l'évêque de Saint-Brieuc, Augustin David, en 1866 ; lorsque la démolition commença en 1869, la tour fut conservée. Transformée en chapelle des morts, elle veillait sur le cimetière implanté à son pied, avant que celui-ci ne soit transféré à la sortie est du bourg à la fin des années 1950. La tour fut aussi un lieu de pèlerinage : on disait que saint Eutrope guérissait l'hydropisie et la migraine, et les pèlerins appliquaient la terre du pied de la tour sur leurs maux avant de la replacer. Envahie par le lierre et marquée par la fatigue de sa charpente, elle fut de nouveau menacée de démolition à la fin des années 1950, puis sauvée et entièrement rénovée après son classement au titre des monuments historiques par arrêté du 19 mai 1965.