Frise chronologique
1297
Construction initiale
Construction initiale
1297 (≈ 1297)
Fondation par l’ordre des Carmes
1355
Incendie du Prince Noir
Incendie du Prince Noir
1355 (≈ 1355)
Destruction partielle de l’église
1370
Rebâtie après l’incendie
Rebâtie après l’incendie
1370 (≈ 1370)
Reconstruction en style gothique
1851-1877
Décoration peinte
Décoration peinte
1851-1877 (≈ 1864)
Fresques par Joseph Engalières
2014
Classement Monument historique
Classement Monument historique
2014 (≈ 2014)
Inscription officielle du bâtiment
2025
Travaux de consolidation prévus
Travaux de consolidation prévus
2025 (≈ 2025)
Fin d’un contentieux municipal
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ancienne église en totalité (cad. BN 79 à 81, cf plan annexé à l'arrêté) : inscription par arrêté du 29 octobre 2014
Personnages clés
| Prince Noir - Responsable de l’incendie |
Destruction de l’église en 1355 |
| Joseph Engalières - Peintre du XIXe siècle |
Auteur des fresques intérieures |
| Élie - Figure carmélitaine |
Représenté dans les fresques |
| Thérèse d’Avila - Sainte carmélitaine |
Célébrée dans les peintures |
| Jean de la Croix - Saint carmélitain |
Inclus dans l’iconographie |
Origine et histoire
L’église Notre-Dame des Carmes, construite en 1297 par l’ordre des Carmes à Carcassonne, servait de lieu de culte pour les religieux et les habitants du quartier. Après l’incendie provoqué par le Prince Noir en 1355, elle fut rebâtie en 1370 dans un style gothique méridional. L’édifice, marqué par une nef unique et un chœur polygonal, devint un symbole de la présence carmélitaine dans la région.
Au fil des siècles, l’église subit des transformations majeures, notamment au XIXe siècle avec l’ajout d’éléments baroques et la décoration peinte par Joseph Engalières entre 1851 et 1877. Les fresques célèbrent les figures emblématiques de l’ordre des Carmes, comme Élie, Thérèse d’Avila et Jean de la Croix, tandis que des sculptures du XIVe siècle subsistent dans la nef.
Désaffectée après la Révolution française, l’église fut utilisée comme entrepôt ou tribunal avant d’être restaurée et classée Monument historique en 2014. Aujourd’hui attenante au siège du Diocèse de Carcassonne et Narbonne, elle fait l’objet de campagnes de restauration, avec des travaux prévus en 2025 pour consolider le bâtiment après un contentieux entre l’évêché et la municipalité.
Son clocher, ajouté au XIXe siècle, et ses vitraux représentant des scènes bibliques ou des saints, en font un témoignage architectural et artistique majeur. La chapelle du Saint-Sacrement, avec son plafond peint, et les contreforts voûtés d’ogives, illustrent la richesse de son patrimoine gothique languedocien.
L’adresse exacte de l’édifice, située au 62-64 rue Georges-Clemenceau, et son classement en 2014 soulignent son importance patrimoniale. Propriété partagée entre une association diocésaine et une société privée, elle reste un lieu emblématique de l’histoire religieuse et culturelle de Carcassonne.