Frise chronologique
1198
Fondation de l'ordre des Trinitaires
Fondation de l'ordre des Trinitaires
1198 (≈ 1198)
Création par saint Jean de Matha et saint Félix.
1199
Installation à Arles
Installation à Arles
1199 (≈ 1199)
Arrivée de Jean de Matha et fondation.
1203
Reconnaissance officielle
Reconnaissance officielle
1203 (≈ 1203)
Congrégation définitivement reconnue à Arles.
1630
Reconstruction du couvent
Reconstruction du couvent
1630 (≈ 1630)
Nouvel ensemble « de la Trinité et Saint-Roch ».
1789
Vente comme bien national
Vente comme bien national
1789 (≈ 1789)
Conséquence de la Révolution française.
1884
Restauration de la façade
Restauration de la façade
1884 (≈ 1884)
Travaux par Auguste Véran.
1958
Classement monument historique
Classement monument historique
1958 (≈ 1958)
Inscription par arrêté du 18 décembre.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ancienne église (cad. M 16p) : inscription par arrêté du 18 décembre 1958
Personnages clés
| Jean de Matha - Fondateur des Trinitaires |
Installa l’ordre à Arles en 1199. |
| Félix de Valois - Co-fondateur des Trinitaires |
Associé à Jean de Matha en 1198. |
| Auguste Véran - Architecte |
Refait la façade en 1884. |
Origine et histoire
L’ordre des Trinitaires, fondé en 1198 par saint Jean de Matha et saint Félix de Valois, s’installa à Arles dès 1199 pour y établir une congrégation dédiée au rachat des esclaves capturés par les barbaresques. Le couvent primitif, construit entre le Vieux-Bourg (actuelle Roquette) et le Méjan, fut officiellement reconnu en 1203. Il comprenait une église, un cloître et un cimetière, mais son domaine fut réduit au fil des siècles, notamment en 1253 par le réaménagement des remparts et en 1573 par la construction de l’Hôtel-Dieu Saint-Esprit (aujourd’hui l’Espace Van Gogh).
En 1630, le couvent originel fut rasé pour laisser place à un nouvel ensemble monacal, nommé « de la Trinité et de Saint-Roch ». Ces bâtiments, utilisés jusqu’à la Révolution française, furent vendus comme biens nationaux, ne laissant subsister que la chapelle et des fragments du cloître intégrés aux constructions voisines. La chapelle, marquée par une abside à cinq pans ornée des armoiries de la famille Perrin et une nef autrefois éclairée de huit fenêtres (dont quatre murées), fut remaniée en 1884 par l’architecte Auguste Véran, qui lui donna une façade contemporaine.
L’intérieur de l’édifice, décoré au début du XVIIe siècle, reflétait un style Renaissance tardif, inspiré des règnes d’Henri III et Henri IV. La chapelle, classée monument historique en 1958, témoigne aujourd’hui de l’histoire religieuse et architecturale d’Arles, tout en rappelant la mission humanitaire des Trinitaires. Son portail d’origine, encadré de colonnes corinthiennes cannelées ornées de feuilles de vigne, illustre le soin apporté à sa construction.