Construction initiale XIe siècle (≈ 1150)
Édification des premières parties romanes de l'église.
Début du XIIIe siècle
Agrandissement de l'église
Agrandissement de l'église Début du XIIIe siècle (≈ 1304)
Ajout de deux collatéraux et de deux absidioles voûtées.
Fin du XIVe siècle ou XVe siècle
Construction du clocher
Construction du clocher Fin du XIVe siècle ou XVe siècle (≈ 1495)
Édification de la tour hexagonale en brique.
1790
Saisie du couvent
Saisie du couvent 1790 (≈ 1790)
Le couvent des Cordeliers est saisi et réutilisé.
1818
Transfert de la paroisse
Transfert de la paroisse 1818 (≈ 1818)
L'église paroissiale Saint-Hilaire est transférée dans l'ancienne église des Cordeliers.
1861
Destruction partielle
Destruction partielle 1861 (≈ 1861)
La façade ouest et une partie de la nef sont détruites.
1913
Incendie
Incendie 1913 (≈ 1913)
Un incendie endommage le bâtiment utilisé comme entrepôt.
20 juin 1950
Inscription monument historique
Inscription monument historique 20 juin 1950 (≈ 1950)
Les ruines de l'église sont inscrites au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Hilaire (ruines de l'ancienne) (cad. FF 209) : inscription par arrêté du 20 juin 1950
Personnages clés
Nicolas de Bastard
Inhumé dans l'église en 1722.
Dominique de Bastard
Enterré dans le caveau familial en 1729.
Origine et histoire de l'ancienne église
Situées rue Georges-Thomas à Agen (Lot-et-Garonne), les ruines de l'ancienne église Saint‑Hilaire, dite aussi Tour des pénitents blancs, forment un bâtiment d'origine romane dont certaines parties semblent remonter au XIe siècle. Les vestiges montrent plusieurs états : on relève des éléments d'un vaisseau presque carré à trois nefs terminé par trois absides, tandis que d'autres observations décrivent une origine à nef unique prolongée par un chœur plus étroit, l'ensemble datant au plus tôt du XIe ou de la première moitié du XIIe siècle. L'abside principale, en hémicycle, est la seule abside conservée ; elle était précédée d'une travée de chœur voûtée en berceau plein cintre et ornée d'une arcature extradossée de cinq arcades sur colonnes. Au début du XIIIe siècle, l'église fut agrandie par l'ajout de deux collatéraux et de deux absidioles voûtées en cul‑de‑four ; les murs des collatéraux furent élevés pour permettre un toit unique sur l'ensemble. Le clocher primitif, un clocher‑mur en pierre surmontant le pignon séparant nef et abside, fut ensuite intégré à une tour hexagonale en brique qui constitue le clocher gothique : le rez‑de‑chaussée, quasiment accolé au mur d'enceinte, est bâti en grand appareil, les contreforts plats sont réunis par des arcatures de quatre arcs en encorbellement, et la tour hexagonale en briques date de la fin du XIVe siècle ou du XVe siècle. Un couvent des Cordeliers, installé près de la porte Saint‑Georges au XIVe siècle, fut saisi en 1790 ; une partie du couvent servit de caserne de gendarmerie de 1795 à 1840. Après 1790, l'église des Cordeliers accueillit l'assemblée électorale du département, puis fut utilisée comme écurie et magasin à fourrage. L'église paroissiale Saint‑Hilaire, trop petite et menaçant ruine, donna lieu à une pétition appuyée par les autorités locales et l'évêque, aboutissant au transfert de la paroisse dans l'ancienne église des Cordeliers en 1818. Le plan d'alignement d'Agen de 1861 entraîna la création d'une nouvelle rue et la destruction de la façade ouest ainsi que de la première travée de la nef, sur plus de six mètres ; le bâtiment servit alors d'entrepôt jusqu'à un incendie en 1913. La municipalité envisagea la vente du clocher en 1911. Les ruines de l'ancienne église Saint‑Hilaire ont été inscrites au titre des monuments historiques le 20 juin 1950. L'église contient des sépultures notables : Nicolas de Bastard y fut inhumé le 22 février 1722 devant l'autel de Saint‑Martin, et son fils Dominique de Bastard y fut enterré le 7 mars 1729 dans le caveau familial sous le même autel ; ce tombeau servit de lieu de sépulture pour les seigneurs de Saint‑Denis‑sur‑Garonne décédés à Agen.