Autorisation de fortification 1367 (≈ 1367)
Le duc Venceslas de Luxembourg autorise la fortification de la ville.
1388
Mention de l'enceinte primitive
Mention de l'enceinte primitive 1388 (≈ 1388)
Première mention des fossés et de l'enceinte fortifiée.
XVIe siècle
Remaniement des fortifications
Remaniement des fortifications XVIe siècle (≈ 1650)
Doublement partiel de l'enceinte et ajout de la tour des Fripons.
1803
Réouverture des portes
Réouverture des portes 1803 (≈ 1803)
Les portes nord et sud, autrefois murées, sont rouvertes.
1806
Démantèlement partiel
Démantèlement partiel 1806 (≈ 1806)
Début du démantèlement de l'enceinte fortifiée.
1866-1867
Comblement des fossés
Comblement des fossés 1866-1867 (≈ 1867)
Les fossés de l'enceinte sont comblés.
1993
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 1993 (≈ 1993)
L'enceinte fortifiée est inscrite au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour Sud-Est intérieure, 1 place du Vieux ; Marché (cad. 3 20) : inscription par arrêté du 10 juin 1993 ; Vestiges de l'enceinte, lieudit Ville (cad. 3 25) : inscription par arrêté du 10 juin 1993
Personnages clés
Venceslas de Luxembourg
Duc ayant autorisé la fortification de la ville en 1367.
Charles IV
Empereur, frère de Venceslas de Luxembourg.
Origine et histoire
L'ancienne enceinte fortifiée d'Ammerschwihr, située 1 place du Vieux‑Marché dans le Haut‑Rhin (Grand Est), entoure le bourg. La ville fut autorisée à se fortifier en 1367 par le duc Venceslas de Luxembourg, frère de l'empereur Charles IV, et l'enceinte primitive ainsi que ses fossés sont mentionnés en 1388. Elle comportait quatre portes : la porte‑Haute à l'ouest (encore en place), les portes de Kaysersberg et de Colmar murées au nord et au sud, et une porte‑Basse à l'est. Les fortifications ont été remaniées au XVIe siècle avec un doublement partiel vers le sud, l'est et l'ouest, et l'ouverture d'une seconde porte‑Basse défendue par la tour dite des Fripons ou des Voleurs. Sont encore visibles une longue section du mur extérieur est au sud de la tour des Voleurs, une tour d'angle sud‑est arasée, une petite partie du mur sud en retour et l'angle sud‑est de la seconde enceinte avec sa tour. La tour d'angle arasée est percée de quatre bouches à feu caractéristiques du XVIe siècle, éléments similaires étant repérés près de l'ancienne porte démolie jouxtant la tour des Voleurs. Dans le même secteur apparaît une tour d'angle de l'enceinte intérieure, couronnée d'un crénelage et dépourvue de bouches à feu. La porte‑Haute, en grès, est de plan carré avec chaînes à bossages : côté extérieur elle présente une porte en arc brisé, des archères et des canonnières ; côté intérieur on trouve une porte en plein cintre et des fenêtres rectangulaires, et le dernier niveau côté ville ainsi que les côtés latéraux sont en pan de bois. La tour des Bourgeois, de plan demi‑circulaire et munie de chaînes à bossages, comporte portes et fenêtres de style Renaissance ; son rez‑de‑chaussée voûté et son étage ont été aménagés pour l'accueil touristique. La tour des Fripons, de plan circulaire, possède des portes Renaissance et un escalier extérieur. La tour sud‑est, crénelée, est construite en moellons. Les portes nord et sud, autrefois murées, ont été rouvertes en 1803 ; l'enceinte a été partiellement démantelée en 1806 et les fossés comblés en 1866‑1867. L'ensemble fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis 1993.