Frise chronologique
1881-1882
Construction de la fabrique
Construction de la fabrique
1881-1882 (≈ 1882)
Bâtiment érigé par l’architecte Nanteuille pour Gautrot.
1936
Rachat par l’UFM-CGT
Rachat par l’UFM-CGT
1936 (≈ 1936)
Devenue Maison des métallurgistes, lieu syndical.
2 mai 1937
Inauguration syndicale
Inauguration syndicale
2 mai 1937 (≈ 1937)
Ouverture officielle avec services sociaux et culturels.
2000
Inscription monument historique
Inscription monument historique
2000 (≈ 2000)
Protection des façades et toitures par arrêté.
juillet 2001
Rachat par la Ville de Paris
Rachat par la Ville de Paris
juillet 2001 (≈ 2001)
Sauvegarde après mobilisation associative et syndicale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade sur rue et toiture correspondante du bâtiment sur rue ; façade sur rue et toiture correspondante du bâtiment commercial et administratif en fond de cour (cad. 11-01 AK 15) : inscription par arrêté du 18 février 2000
Personnages clés
| Nanteuille - Architecte |
Conçoit le bâtiment en 1881-1882. |
| Union fraternelle des métallurgistes (UFM) - Syndicat CGT |
Propriétaire depuis 1936, transforme le lieu. |
Origine et histoire
L’ancienne fabrique d’instruments de musique Gautrot-Couesnon, située 94 rue Jean-Pierre-Timbaud dans le 11e arrondissement de Paris, fut construite en 1881-1882 par l’architecte Nanteuille. Ce bâtiment illustre l’architecture des hôtels industriels de la fin du XIXe siècle, mêlant espaces de travail et de vie. Une lyre en fer forgé, toujours visible au-dessus du portail, rappelle son usage initial de manufacture d’instruments.
En 1936, le syndicat CGT de la métallurgie, via l’Union fraternelle des métallurgistes (UFM), rachète les lieux pour en faire un haut lieu du syndicalisme. Inaugurée en 1937, la Maison des métallurgistes abrite alors des services administratifs, une cantine, une librairie, et des espaces de réunion. Les façades et toitures sont inscrites aux monuments historiques en 2000.
Vendue partiellement en 2000, une mobilisation associative et syndicale permet à la Ville de Paris d’acquérir les locaux en 2001. Transformée en Maison des métallos, le site devient un établissement culturel soutenu par la mairie et la région Île-de-France, alliant patrimoine industriel et création contemporaine.
Aujourd’hui, le bâtiment conserve sa double identité : témoin de l’histoire ouvrière et syndicale, et lieu de programmation artistique mensuelle. Son architecture et son passé en font un symbole des luttes sociales et de la mémoire industrielle parisienne.