Construction initiale 1838 (≈ 1838)
Fondation de la filature par Léon Molines.
1839
Changement de propriétaire
Changement de propriétaire 1839 (≈ 1839)
La filature est cédée à Louis Soubeyrand.
1844
Médaille d'exposition
Médaille d'exposition 1844 (≈ 1844)
La filature obtient une médaille à l'exposition de 1844.
1855
Médaille d'exposition
Médaille d'exposition 1855 (≈ 1855)
La filature obtient une médaille à l'exposition de 1855.
1881
Agrandissement majeur
Agrandissement majeur 1881 (≈ 1881)
Agrandissement de la filature par la société Camel frères de Lyon.
1900
Nouveau propriétaire
Nouveau propriétaire 1900 (≈ 1900)
La filature est cédée à la société civile Tresca.
1922
Ajout d'un atelier
Ajout d'un atelier 1922 (≈ 1922)
La Société Immobilière et Industrielle de Produits Textiles à Lyon ajoute un atelier sous sheds à l'est.
1957
Modernisation du matériel
Modernisation du matériel 1957 (≈ 1957)
Mise à niveau de la filature avec du matériel de filature japonais.
1960
Fermeture de la filature
Fermeture de la filature 1960 (≈ 1960)
Arrêt de l'activité de la filature dans les années 1960.
2003
Inscription historique
Inscription historique 2003 (≈ 2003)
La Maison Rouge est inscrite au titre des monuments historiques.
2018
Ouverture du musée
Ouverture du musée 2018 (≈ 2018)
La Maison Rouge ouvre ses portes en tant que Musée des vallées cévenoles.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le bâtiment en totalité, à l'exclusion de l'atelier construit en 1975 au sud, ainsi que le parc avec la tour de l'éolienne et le salon de thé (cad. AB 948) : inscription par arrêté du 10 février 2003
Personnages clés
Léon Molines
Fondateur de la filature en 1838.
Louis Soubeyrand
Propriétaire de la filature à partir de 1839.
Daniel Travier
Collecteur des objets présentés dans le musée.
Origine et histoire
Construite en 1838 par Léon Molines, l'ancienne filature dite Maison Rouge est une filature de soie devenue un équipement muséal. Agrandie en 1881 par la société Camel frères de Lyon, elle a fait l'objet de modifications successives jusqu'à l'arrêt de l'activité dans les années 1960 (les sources mentionnent parfois 1964, 1965 ou 1966). La filature a été cédée à Louis Soubeyrand en 1839, puis à la société civile Tresca en 1900, avant de passer en 1922 à la Société Immobilière et Industrielle de Produits Textiles à Lyon, qui a ajouté un atelier sous sheds à l'est. Elle a obtenu des médailles aux expositions de 1844 et 1855. D'un point de vue technique, l’installation a évolué : chaudière Pellat en cuivre pour 100 bassines en 1838, puis 106 bassines et une chaudière plus volumineuse en 1844, autorisation en 1851 pour deux chaudières cylindriques et une machine à vapeur de 8 chevaux, deux nouvelles chaudières en 1858, et une mise à niveau en 1957 avec du matériel de filature japonais. L'organisation intérieure tient compte des contraintes de charges, d'éclairage et d'évacuation, chaque étage ayant des fonctions précises liées au procédé de filature. Le parc attenant constitue un élément singulier dans cette architecture industrielle ; sur la terrasse dominant le Gardon sont implantés deux petits édifices, l'éolienne et le salon de thé, tandis que la maison du directeur et le bâtiment de logement des ouvrières complètent l'ensemble. Implantée à Saint-Jean-du-Gard, la Maison Rouge s'inscrit dans l'importance locale de l'industrie de la soie : en 1856 la commune comptait 23 filatures et une main-d'œuvre largement féminine, la plantation de mûriers alimentant les entreprises textiles lyonnaises remontant au XVIIIe siècle. L'ancienne filature a été présentée comme la première filature industrielle de soie en France et, au milieu du XIXe siècle, environ 150 femmes y travaillaient ; elle est souvent citée comme la dernière filature de soie à fermer en France. Après sa désaffectation, le bâtiment a accueilli un atelier et un magasin de meubles en bois de la S.A. Ets Travier. Inscrite au titre des monuments historiques en 2003, la Maison Rouge a été aménagée pour accueillir le Musée des vallées cévenoles ; l'inauguration officielle a eu lieu en septembre 2017 et le musée a ouvert ses portes le 29 mars 2018, sous la gestion de la communauté d'agglomération Alès Agglomération. Le musée présente près de 10 000 objets collectés par Daniel Travier, dans une muséographie contemporaine qui aborde la vie quotidienne, l'agriculture, l'élevage, l'artisanat et l'industrie locale ; un grand volume de pierre récent dialogue avec le bâtiment rénové de la filature. Des expositions temporaires prolongent le parcours en le reliant à des problématiques actuelles, avec des thèmes comme le design (Pierre Paulin), l'animalité (Sauvages ?) ou l'artisanat d'art (Marie Leclère). Un fonds d'archives privées y est également conservé.