24620 Les Eyzies-de-Tayac-Sireuil, 45 Avenue de la Forge
Frise chronologique
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
XVIe siècle
Première mention
Première mention XVIe siècle (≈ 1650)
Forge seigneuriale citée parmi les plus anciennes.
1811
Production record
Production record 1811 (≈ 1811)
600 quintaux de fer forgé produits.
1820
Rachat par Festugière
Rachat par Festugière 1820 (≈ 1820)
Intégration à un réseau de forges.
1828-1835
Modernisation
Modernisation 1828-1835 (≈ 1832)
Construction laminoirs et haut fourneau.
1868
Fermeture définitive
Fermeture définitive 1868 (≈ 1868)
Fin de la production sidérurgique.
29 août 1986
Classement MH
Classement MH 29 août 1986 (≈ 1986)
Protection des façades et équipements hydrauliques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures du bâtiment d'exploitation (grande halle) , des logements des ouvriers, du bâtiment qui lui fait suite (ancien dépôt de charbon et de minerai) et de la maison du maître de forges ; le bief et sa chute d'eau. (cad. AD 88, 89, 232, 233) : inscription par arrêté du 29 août 1986
Personnages clés
Festugière - Propriétaire industriel
Acheteur en 1820, modernisateur du site.
Origine et histoire de la Forge
L’ancienne forge des Eyzies, mentionnée dès le XVIe siècle comme l’une des plus anciennes du Périgord, était à l’origine une installation seigneuriale. Au XVIIIe siècle, elle produisait de la fonte et de la quincaillerie, avant de s’industrialiser davantage avec un fourneau et un feu de forge, atteignant en 1811 une production de 600 quintaux de fer forgé. Son activité reflétait alors l’importance des forges locales dans l’économie régionale, encore largement artisanale mais en voie de modernisation.
En 1820, la forge est acquise par Festugière, propriétaire d’autres sites métallurgiques comme Forge-Neuve (Saint-Cernin-de-Reilhac) et la forge d’Ans (sur l’Auvézère). Entre 1828 et 1835, elle s’agrandit avec une halle à laminoirs, des fours à puddler et un haut fourneau de 11 mètres, marquant son apogée technique. Cependant, l’arrivée de nouvelles méthodes industrielles au milieu du XIXe siècle précipite son déclin : la production cesse en 1868, scellant le sort des forges périgourdines traditionnelles.
Après sa fermeture, les bâtiments connaissent plusieurs reconversions : distillerie, usine de broyage de kaolin (jusqu’aux années 1940), puis laiterie et salle de spectacles vers 1955. Classée Monument Historique en 1986 pour ses façades, toitures, bief et chute d’eau, la forge illustre aujourd’hui l’évolution des techniques sidérurgiques et l’adaptabilité des sites industriels à travers les époques. Ses vestiges protégés incluent la grande halle, les logements ouvriers, et la maison du maître de forges.