Frise chronologique
1839–1841
Construction de la gare
Construction de la gare
1839–1841 (≈ 1840)
Initiée par Paulin Talabot pour le charbon.
1841
Mise en service
Mise en service
1841 (≈ 1841)
Par la Compagnie des Mines de la Grand’Combe.
1911
Agrandissement respectueux
Agrandissement respectueux
1911 (≈ 1911)
Conservation du style néo-Tudor original.
1973
Fermeture au trafic
Fermeture au trafic
1973 (≈ 1973)
Fin des trains omnibus Alès–Nîmes.
25 juin 1987
Classement Monument historique
Classement Monument historique
25 juin 1987 (≈ 1987)
Façades et toitures protégées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures (cad. B2 196) : inscription par arrêté du 25 juin 1987
Personnages clés
| Paulin Talabot - Ingénieur et entrepreneur |
Concepteur de la gare et de la ligne. |
| Robert Stephenson - Ingénieur britannique |
Inspiration pour le style néo-Tudor. |
Origine et histoire
La gare de Ners, située dans le Gard en Occitanie, fut édifiée entre 1839 et 1841 sur la ligne Saint-Germain-des-Fossés–Nîmes, dite ligne des Cévennes. Conçue par l'ingénieur Paulin Talabot, elle remplaça un projet de canal pour transporter le charbon des mines cévenoles vers Beaucaire. Son architecture néo-gothique, inspirée des gares anglaises, en fait l’un des plus anciens bâtiments ferroviaires français encore debout.
Le bâtiment, en brique rouge et pierre, se distingue par ses trois travées à rez-de-chaussée et étage, surmontées d’une lucarne centrale. Les portes-fenêtres en anse de panier, les moulures contrastées et la toiture en ardoise (rare dans la région) évoquent un style néo-Tudor nordique. Un agrandissement en 1911 respecta l’esthétique originale. La gare, fermée au trafic voyageurs depuis 1973, fut classée pour ses façades et toitures en 1987.
Historiquement, la gare servit au transport du charbon via la Compagnie des Mines de la Grand’Combe, avant d’être intégrée au réseau PLM en 1911. Elle symbolise l’essor industriel du Gard au XIXe siècle, lié à l’exploitation minière et aux innovations ferroviaires. Son inscription aux Monuments historiques souligne son rôle pionnier dans l’histoire des transports français.
Paulin Talabot, maître d’œuvre du projet, s’inspira de son ami Robert Stephenson, ingénieur britannique. La gare de Ners, avec son style hybride et sa fonction utilitaire, incarne la transition entre les techniques anglaises et leur adaptation française. Aujourd’hui, elle témoigne de l’héritage industriel cévenol et de l’architecture ferroviaire précoce.