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Ancienne gare de Ners à Boucoiran-et-Nozières dans le Gard

Ancienne gare de Ners

    13 D936
    30190 Boucoiran-et-Nozières
Propriété d'un établissement public de l'Etat
Crédit photo : CONCACAF-Footballeur - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1839–1841
Construction de la gare
1841
Mise en service
1911
Agrandissement respectueux
1973
Fermeture au trafic
25 juin 1987
Classement Monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades et les toitures (cad. B2 196) : inscription par arrêté du 25 juin 1987

Personnages clés

Paulin Talabot - Ingénieur et entrepreneur Concepteur de la gare et de la ligne.
Robert Stephenson - Ingénieur britannique Inspiration pour le style néo-Tudor.

Origine et histoire

La gare de Ners, située dans le Gard en Occitanie, fut édifiée entre 1839 et 1841 sur la ligne Saint-Germain-des-Fossés–Nîmes, dite ligne des Cévennes. Conçue par l'ingénieur Paulin Talabot, elle remplaça un projet de canal pour transporter le charbon des mines cévenoles vers Beaucaire. Son architecture néo-gothique, inspirée des gares anglaises, en fait l’un des plus anciens bâtiments ferroviaires français encore debout.

Le bâtiment, en brique rouge et pierre, se distingue par ses trois travées à rez-de-chaussée et étage, surmontées d’une lucarne centrale. Les portes-fenêtres en anse de panier, les moulures contrastées et la toiture en ardoise (rare dans la région) évoquent un style néo-Tudor nordique. Un agrandissement en 1911 respecta l’esthétique originale. La gare, fermée au trafic voyageurs depuis 1973, fut classée pour ses façades et toitures en 1987.

Historiquement, la gare servit au transport du charbon via la Compagnie des Mines de la Grand’Combe, avant d’être intégrée au réseau PLM en 1911. Elle symbolise l’essor industriel du Gard au XIXe siècle, lié à l’exploitation minière et aux innovations ferroviaires. Son inscription aux Monuments historiques souligne son rôle pionnier dans l’histoire des transports français.

Paulin Talabot, maître d’œuvre du projet, s’inspira de son ami Robert Stephenson, ingénieur britannique. La gare de Ners, avec son style hybride et sa fonction utilitaire, incarne la transition entre les techniques anglaises et leur adaptation française. Aujourd’hui, elle témoigne de l’héritage industriel cévenol et de l’architecture ferroviaire précoce.

Liens externes