Frise chronologique
1892
Construction de la gare
Construction de la gare
1892 (≈ 1892)
Inauguration par Prosper Bobin pour les chemins de fer.
1991
Fermeture du terminus
Fermeture du terminus
1991 (≈ 1991)
Transfert vers la gare Nice CP.
2002
Inscription façade
Inscription façade
2002 (≈ 2002)
Protection monument historique pour la façade.
2005
Inscription halle métallique
Inscription halle métallique
2005 (≈ 2005)
Protection étendue à la halle.
2013
Réhabilitation en médiathèque
Réhabilitation en médiathèque
2013 (≈ 2013)
Inauguration après travaux.
2019
Ouverture de la halle Mediterraneo
Ouverture de la halle Mediterraneo
2019 (≈ 2019)
Espace gourmand et culturel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le bâtiment des voyageurs constituant la façade de l'ancienne gare (cad. LT 433) : inscription par arrêté du 23 septembre 2002 - La halle des trains (cad. LT 433) : inscription par arrêté du 23 juin 2005
Personnages clés
| Prosper Bobin - Architecte |
Concepteur de la gare en 1892. |
| Gustave Eiffel - Inspiration architecturale |
Modèle pour la halle métallique. |
| Renaud Donnedieu de Vabres - Ministre de la Culture (2004) |
Opposé à la démolition. |
| Pierre-Louis Faloci - Architecte (projet 2005) |
Réhabilitation avec ombrière solaire. |
Origine et histoire
L’ancienne gare du Sud, située dans le quartier de la Libération à Nice, fut construite en 1892 par l’architecte Prosper Bobin pour la Compagnie des chemins de fer du Sud de la France. Ce monument emblématique du 4e quart du XIXe siècle se compose de deux parties distinctes : un bâtiment des voyageurs en pierre et céramiques, inspiré du courant rationaliste, et une imposante halle métallique de 87 mètres de long, initialement conçue pour l’Exposition universelle de Paris en 1889. La façade, ornée de motifs peints et de tuiles, contraste avec la structure industrielle de la halle, reflétant une dualité entre tradition et modernité.
La gare servit de terminus aux lignes à voie métrique reliant Nice à Digne-les-Bains et Meyrargues jusqu’à la fermeture partielle après la Seconde Guerre mondiale. En 1991, les Chemins de fer de Provence transférèrent le terminus vers une nouvelle gare, laissant le bâtiment à l’abandon. Menacée de démolition en 2000, la gare fut sauvée grâce à son inscription partielle aux monuments historiques (2002 pour la façade, 2005 pour la halle) et à l’opposition du ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres, en 2004.
Réhabilitée à partir de 2013, la gare devint une médiathèque inaugurée la même année, tandis que sa halle métallique, restaurée en 2017, abritait dès 2019 un espace gourmand et culturel nommé Mediterraneo. Ce projet, porté par l’architecte Pierre-Louis Faloci et validé par le ministère en 2005, intégrait des panneaux solaires et un parking, conciliant préservation patrimoniale et innovation. Aujourd’hui, le site allie mémoire ferroviaire et dynamisme contemporain.
L’histoire de la gare du Sud illustre les tensions entre conservation et modernisation. D’abord envisagée pour accueillir l’hôtel de ville de Nice, elle fut finalement dédiée à des usages culturels et commerciaux. Les travaux, menés par l’agence ENIA, ont permis de restaurer la charpente métallique et de créer un lieu hybride, mêlant restauration, commerces et événements, tout en préservant l’identité architecturale du monument.