Construction de la gare 1902-1905 (≈ 1904)
Œuvre de Louis Harel de la Noë, halle à voûtes paraboliques.
31 décembre 1956
Fermeture du réseau
Fermeture du réseau 31 décembre 1956 (≈ 1956)
Fin des Chemins de fer des Côtes-du-Nord.
1995
Reconversion par David Cras
Reconversion par David Cras 1995 (≈ 1995)
Première réhabilitation du bâtiment historique.
3 mars 2014
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 3 mars 2014 (≈ 2014)
Protection des voûtes et façades d'origine.
2024
Projet de food court
Projet de food court 2024 (≈ 2024)
Nouvelle vie pour la gare par Bleu Mercure.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les parties subsistantes, à savoir : les voûtes et toitures de la halle centrale, le mur-pignon du bâtiment est, les façades et toitures du bâtiment ouest (à l'exclusion par conséquent des bâtiments et aménagements contemporains liés à l'usage actuel de l'immeuble) (cad. BE 22, 296) : inscription par arrêté du 3 mars 2014
Personnages clés
Louis Harel de la Noë - Ingénieur concepteur
A conçu la gare et ses voûtes innovantes.
David Cras - Architecte de la reconversion
Dirigea les travaux de 1995.
Origine et histoire
La gare de Saint-Brieuc-Centrale, construite entre 1902 et 1905, était le centre névralgique du réseau départemental à voie métrique des Chemins de fer des Côtes-du-Nord. Conçue par l’ingénieur Louis Harel de la Noë, elle se distinguait par sa halle couverte de huit arcs paraboliques en béton armé, une technique novatrice pour l’époque. Quatre lignes ferroviaires y prenaient leur départ : Plouha, Le Phare, Moncontour et la gare de l’Ouest. La marquise abritait quatre voies, tandis qu’un bâtiment latéral servait à la fois de gare voyageurs et de centre administratif pour l’ensemble du réseau.
À sa fermeture le 31 décembre 1956, la gare fut reconvertie en gare routière, puis en restaurant universitaire de 1999 à 2021. En 2014, ses éléments les plus remarquables – voûtes, toitures de la halle centrale, mur-pignon est et façades du bâtiment ouest – furent inscrits aux monuments historiques. L’architecte David Cras supervisa sa reconversion en 1995, préservant ainsi une partie du patrimoine industriel breton. En 2024, un projet de food court, porté par le promoteur Bleu Mercure, fut sélectionné pour redonner vie à ce lieu emblématique.
La gare incarne l’âge d’or des chemins de fer départementaux, marquant l’apogée d’un réseau conçu pour désenclaver les territoires ruraux bretons. Son architecture, alliant fonctionnalité et esthétique, témoigne de l’audace technique de Louis Harel de la Noë, pionnier du béton armé. La préservation de la halle, avec sa voûte parabolique caractéristique, souligne l’importance patrimoniale de cet édifice, symbole d’une époque où le train structurait la vie économique et sociale de la région.