Frise chronologique
1882
Approbation des plans
Approbation des plans
1882 (≈ 1882)
Plans de Charles Lecoeur validés le 20 juin
24 janvier 1884
Inauguration
Inauguration
24 janvier 1884 (≈ 1884)
Première arrivée d’un train en gare
25 février 1940
Fermeture aux voyageurs
Fermeture aux voyageurs
25 février 1940 (≈ 1940)
Fin du trafic pendant la Seconde Guerre mondiale
1er juillet 1966
Fermeture définitive
Fermeture définitive
1er juillet 1966 (≈ 1966)
Arrêt du trafic marchandises et neutralisation
4 octobre 1977
Classement MH
Classement MH
4 octobre 1977 (≈ 1977)
Inscription aux monuments historiques
1989-1990
Réhabilitation
Réhabilitation
1989-1990 (≈ 1990)
Transformation en logements locatifs
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Gare (ancienne) (cad. B 401) : inscription par arrêté du 4 octobre 1977
Personnages clés
| Charles Lecoeur - Architecte |
Concepteur du bâtiment et de l’hôtel de ville |
| Prince Radziwiłł - Commanditaire indirect |
Propriétaire de l’hôtel des Bains adjacent |
| Sidney Dunnett - Chef du service des bâtiments |
Créateur du modèle *« Nord 1ère classe »* |
Origine et histoire
La gare de Pierrefonds, située dans l’Oise (Hauts-de-France), fut construite entre 1883 et 1884 sur les plans de l’architecte Charles Lecoeur, recommandé par le prince Radziwiłł, propriétaire de l’hôtel des Bains adjacent. Implantée sur des remblais au nord-ouest du lac de Pierrefonds, elle adopte un style pittoresque inspiré du modèle « Nord 1ère classe » de la Compagnie des Chemins de fer du Nord, avec des pierres de taille remplaçant la brique et des toits en ardoises de zinc. Le bâtiment principal, symétrique et doté d’un pignon central, est flanqué de deux ailes basses et d’une extension ouest en brique. Une marquise en verre, des lambrequins, et des épis de faitage ornent l’ensemble, tandis qu’une halle à marchandises, un château d’eau (disparu), et un tunnel piéton complètent les installations.
Inaugurée le 24 janvier 1884 sous le nom « Pierrefonds-les-Bains », la gare dessert une ligne reliant Rethondes à La Ferté-Milon, conçue pour relier Amiens à Dijon. Son ouverture coïncide avec l’essor touristique du site, attiré par le château de Pierrefonds (restauré par Viollet-le-Duc) et les thermes locaux. La gare comprend alors un quai central avec abri vitré, une lampisterie, des sanitaires, et une halle aux marchandises dont subsistent des vestiges. Un passage souterrain permet aux voyageurs de rejoindre la rive ouest du lac et le parc thermal.
La Première Guerre mondiale perturbe son activité : en 1916, les civils n’ont accès qu’à un train quotidien sur la liaison Paris-Pierrefonds via Compiègne, la priorité étant donnée aux transports militaires. La gare accueille nombre de blessés. Durant la Seconde Guerre mondiale, la ligne est fermée aux voyageurs dès octobre 1939, puis brièvement rouverte de mai 1942 à juillet 1944 avant sa fermeture définitive. Le trafic marchandises cesse le 1er juillet 1966, suivi du démantèlement des voies en 1967.
Classée monument historique le 4 octobre 1977, la gare est réhabilitée en 1989-1990 pour accueillir neuf logements locatifs. Aujourd’hui, subsistent le bâtiment voyageurs, le quai central avec sa verrière, la lampisterie (transformée en local poubelles), les vestiges de la halle aux marchandises, et le tunnel piéton. Les sanitaires, condamnés, et le château d’eau ont disparu. La gare témoigne de l’âge d’or du tourisme thermal et ferroviaire dans l’Oise, avant le déclin des lignes secondaires au XXe siècle.