Frise chronologique
2e quart XIIIe siècle
Construction de la grange
Construction de la grange
2e quart XIIIe siècle (≈ 1337)
Édifiée par le chapitre de Saint-Martin de Tours.
XIVe siècle
Transfert des droits
Transfert des droits
XIVe siècle (≈ 1450)
Passage à la prévôté d’Anjou.
1789-1799
Vente comme bien national
Vente comme bien national
1789-1799 (≈ 1794)
Confisquée lors de la Révolution.
18 octobre 1993
Classement monument historique
Classement monument historique
18 octobre 1993 (≈ 1993)
Protection officielle de l’État.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ancienne grange dîmière (cad. C 796) : classement par arrêté du 18 octobre 1993
Personnages clés
| Chapitre de Saint-Martin de Tours - Commanditaire et propriétaire initial |
Fait construire la grange au XIIIe. |
| Prévôté d’Anjou - Nouveau détenteur des droits |
Récupère le fief au XIVe siècle. |
| Maire (officier local) - Représentant seigneurial |
Nommé pour percevoir la dîme. |
Origine et histoire
La grange dîmière de la Merrie, située à Chenu dans les Pays de la Loire, fut construite au 2e quart du XIIIe siècle par le chapitre de la collégiale Saint-Martin de Tours. Cet édifice combinait les fonctions de logis et d’entrepôt pour stocker la dîme, un impôt prélevé en nature (céréales, produits agricoles). Le chapitre, détenteur des droits de justice sur le fief de la Merrie, y nommait un maire chargé de rendre la justice et de collecter l’impôt.
Au XIVe siècle, les chanoines transférèrent leurs droits sur le fief à la prévôté d’Anjou, qui perpétua le système de perception. La grange resta un lieu central pour l’administration locale jusqu’à la Révolution française, où elle fut vendue comme bien national. L’édifice, témoin de l’organisation seigneuriale et religieuse médiévale, fut classé monument historique le 18 octobre 1993 pour sa valeur patrimoniale.
Architecturalement, la grange illustre la dualité des granges dîmières : espace de stockage des récoltes et lieu de pouvoir pour les représentants du chapitre ou de la prévôté. Son histoire reflète les mutations politiques entre le Moyen Âge et l’époque moderne, marquées par le passage des structures ecclésiastiques à l’État révolutionnaire. Aujourd’hui, elle appartient à la commune de Chenu et conserve une place dans le patrimoine local sarthois.