Construction initiale XIIIe siècle (≈ 1350)
Premier bâtiment symbolisant les franchises urbaines.
7 janvier 1611
Incendie et explosion
Incendie et explosion 7 janvier 1611 (≈ 1611)
Destruction partielle et perte des archives.
Début XVIIe siècle
Reconstruction
Reconstruction Début XVIIe siècle (≈ 1704)
Intégration d’éléments médiévaux et décor calviniste.
2008
Classement monument historique
Classement monument historique 2008 (≈ 2008)
Inscription en totalité (arrêté du 12/09).
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ancienne mairerie en totalité (cad. AC 988) : inscription par arrêté du 12 septembre 2008
Personnages clés
Seigneurs d'Albret - Donateurs des franchises
Accordèrent les premiers privilèges urbains.
Isaac de Pérès - Chroniqueur (XVIe-XVIIe)
Auteur de récits sur l’incendie de 1611.
Origine et histoire
L’ancienne mairerie de Nérac, aussi appelée maison commune ou hôtel de ville, est un monument emblématique de la ville, mêlant des vestiges du XIIIe siècle à une reconstruction majeure au début du XVIIe siècle. À l’origine, ce bâtiment symbolisait les premières franchises accordées par les seigneurs d’Albret à la population locale, marquant l’autonomie administrative naissante de Nérac. Le mur nord, seul vestige du XIVe siècle, témoigne de cette période médiévale avant sa destruction partielle.
Le 7 janvier 1611, un incendie suivi de l’explosion d’une réserve de poudre ravagea l’édifice, détruisant également les archives du château et les privilèges urbains. Reconstruit immédiatement, le nouveau bâtiment intégra des éléments médiévaux survivants et adopta un décor ornemental caractéristique du début du XVIIe siècle, reflétant l’influence calviniste de la cité. Un beffroi et une cloche y furent ajoutés pour alerter la population.
Abandonnée au XVIIIe siècle, la mairerie fut vendue en 1809 et transformée en écurie. Rachetée ultérieurement par la ville, elle bénéficia d’une restauration récente, notamment de sa toiture. Classée monument historique en 2008, elle incarne aujourd’hui le patrimoine civil et religieux mouvementé de Nérac, entre pouvoir seigneurial, réformes protestantes et mutations urbaines.
Les sources historiques, comme les Chroniques d’Isaac de Pérès (1879), soulignent son rôle central dans la gestion municipale et les tensions liées à la Réforme. Son architecture hybride, entre Moyen Âge et Renaissance tardive, en fait un témoignage rare des transitions politiques et culturelles en Aquitaine.
Située rue de l’École (Lot-et-Garonne), l’ancienne mairerie est désormais protégée en totalité (cadastre AC 988). Bien que sa vocation actuelle ne soit pas précisée, son inscription au titre des monuments historiques en garantit la préservation pour les générations futures.