Classement MH 20 octobre 1960 (≈ 1960)
Protection des façades, toitures et cour.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures de la maison ainsi que celles des pavillons et appentis donnant sur la cour Ouest ; le sol de cette cour et ses clôtures (cad. B 364 (feuille U) ) : classement par arrêté du 20 octobre 1960
Personnages clés
Pierre Meusnier - Architecte attribué par la tradition
Lien non confirmé avec la maison.
Origine et histoire de la Maison canoniale de Saint-Gatien
La maison canoniale du Curé de Tours, située au 8 rue de la Psalette dans le Vieux-Tours, est un hôtel particulier dont les origines remontent aux XVe et XVIIe siècles. Ce monument, classé au titre des monuments historiques depuis le 20 octobre 1960, se distingue par son architecture typique des demeures canoniales. Il présente une cour d’entrée encadrée de deux loges de gardiens, ainsi qu’un escalier intérieur orné d’une rampe en fer forgé et de boiseries sculptées du XVIIIe siècle. La tradition attribue, à tort, cette maison à celle du curé de Tours décrit par Balzac, qui se trouvait probablement en face, au-dessus du cloître de la Psalette, aujourd’hui démolie.
Le bâtiment se compose d’un corps central accompagné de deux ailes en retour d’équerre à l’ouest. Ses façades, marquées par des frontons triangulaires sur la travée centrale, dont l’un est décoré de sculptures, reflètent les influences architecturales des XVIIe et XVIIIe siècles. À l’intérieur, la cour antérieure pavée arbore un motif ovale, tandis que les éléments protégés incluent les façades, les toitures, et le sol de la cour ouest avec ses clôtures. Propriété de la commune de Tours, cette ancienne demeure canoniale témoigne du patrimoine religieux et civil de la région Centre-Val de Loire.
La confusion avec la maison du curé de Tours, personnage fictif créé par Honoré de Balzac dans Le Curé de Tours (1832), s’explique par la proximité géographique avec le cloître de la Psalette. Cependant, les sources historiques, comme la base Mérimée, confirment que le monument actuel correspond à une ancienne maison canoniale liée à la cathédrale Saint-Gatien. Son classement en 1960 souligne son importance patrimoniale, notamment pour ses décors intérieurs et son organisation spatiale caractéristique des résidences ecclésiastiques de l’Ancien Régime.