Fondation de la communauté 1678 (≈ 1678)
Implantation des Dames de la Retraite à Quimper.
1713
Construction de l’édifice actuel
Construction de l’édifice actuel 1713 (≈ 1713)
Début de l’accueil des retraitants.
1789
Confiscation révolutionnaire
Confiscation révolutionnaire 1789 (≈ 1789)
Transformation en caserne de gendarmerie.
1974
Réorganisation de la gendarmerie
Réorganisation de la gendarmerie 1974 (≈ 1974)
Départ des unités locales.
2010
Protection au titre des Monuments Historiques
Protection au titre des Monuments Historiques 2010 (≈ 2010)
Inscription des façades et éléments intérieurs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ancienne maison conventuelle, à savoir d'une part les façades et toitures de l'édifice et les dispositions intérieures témoignant de sa distribution et du décor d'origine de celui-ci, en particulier l'escalier d'honneur et la chapelle, d'autre part la clôture donnant sur la place de la Tour-d'Auvergne, comprenant murets, piliers et grilles (cad. BN 310) : inscription par arrêté du 23 septembre 2010
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage nommé dans les sources
Les archives ne citent aucun acteur individuel.
Origine et histoire
L’ancienne maison conventuelle des Dames de la Retraite, située place de la Tour-d’Auvergne à Quimper, fut édifiée au début du XVIIIe siècle pour accueillir des retraites spirituelles. Fondée en 1678, la communauté occupa d’abord des logements provisoires, dont l’ancien collège des Jésuites, avant de construire l’édifice actuel à partir de 1713. Ce bâtiment illustre l’essor des congrégations féminines au XVIIe siècle, dédiées à l’accompagnement spirituel des laïcs en Bretagne.
Après la Révolution, le couvent fut confisqué et transformé en caserne pour la Gendarmerie nationale. En 1974, une réorganisation administrative entraîna le départ des unités locales, et le site devint le siège du groupement de gendarmerie du Finistère. L’architecture, marquée par un style classique rigoureux, conserve ses élévations d’origine, son escalier central du XVIIe siècle et les vestiges de la chapelle, aujourd’hui divisée en plusieurs salles.
Un projet de restructuration, en cours, vise à restituer le volume initial de la chapelle pour en faire une salle d’honneur ouvrant sur la cour. La clôture historique, composée de murets, piliers et grilles donnant sur la place, subsiste également. L’ensemble, incluant façades, toitures et éléments intérieurs remarquables, est protégé par une inscription au titre des Monuments Historiques depuis 2010.
Propriété du département du Finistère, le bâtiment allie héritage religieux et usage militaire contemporain. Son emplacement central à Quimper, près de la place de la Tour-d’Auvergne, en fait un témoin des transformations urbaines et institutionnelles de la ville depuis l’Ancien Régime.