Frise chronologique
1402
Première mention de la seigneurie
Première mention de la seigneurie
1402 (≈ 1402)
Attribution à Michel de Laillier.
1867
Construction de la manufacture
Construction de la manufacture
1867 (≈ 1867)
Fondation par la dame Lequin.
1874
Nationalisation partielle
Nationalisation partielle
1874 (≈ 1874)
Rachat par l’État via la SEITA.
1902
Reconstruction moderne
Reconstruction moderne
1902 (≈ 1902)
Installation des machines Sévène et Cahen.
1962
Fermeture de l’usine
Fermeture de l’usine
1962 (≈ 1962)
Fin de la production d’allumettes.
2005
Classement de la cheminée
Classement de la cheminée
2005 (≈ 2005)
Protection au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La cheminée de l'ancienne manufacture (cad. AU 90) : inscription par arrêté du 7 avril 2005
Personnages clés
| Dame Lequin (dite Delabarre) - Fondatrice de la manufacture |
Créa l’usine en 1867. |
| Michel de Laillier - Seigneur du Vivier-lès-Aubervilliers |
Premier propriétaire connu du site. |
| Famille de Montholon - Propriétaires historiques |
Acquit la seigneurie en 1531. |
| Ingénieur Guerquin - Responsable de la reconstruction |
Dirigea les travaux de 1900. |
| François Leclercq et Fabrice Dusapin - Architectes de la reconversion |
Conçurent la façade actuelle en 1997. |
Origine et histoire
La manufacture des allumettes d'Aubervilliers, située au lieu-dit La Motte sur l’actuelle rue Henri-Barbusse, fut l’une des plus importantes usines de production d’allumettes en France. Construite en 1867 par la dame Lequin (dite Delabarre), elle exploitait le phosphore blanc issu des os calcinés des abattoirs voisins de la Plaine Saint-Denis. En 1874, elle devint la Compagnie générale des allumettes chimiques, puis intégra les Manufactures d’État en 1890. La reconstruction de 1902, avec des machines Sévène et Cahen, marqua l’apogée du site, capable de produire 12 milliards d’allumettes annuelles — soit un quart de la production nationale sous monopole d’État.
Le site fut désaffecté en 1962 après près d’un siècle d’activité. En 1967, les bâtiments furent attribués à la Documentation française, qui y installa son siège en 1997 dans une nouvelle façade conçue par les architectes François Leclercq et Fabrice Dusapin. La cheminée de 45 mètres, édifiée au début du XXe siècle en brique et pierre de taille, fut classée monument historique en 2005. Elle reste le dernier vestige intact des manufactures d’allumettes en région parisienne, entouré de bâtiments industriels à structure métallique et briques polychromes.
Avant l’usine, le site abritait la seigneurie du Vivier-lès-Aubervilliers, mentionnée dès 1402 sous Michel de Laillier, puis acquise en 1531 par la famille de Montholon. Le château des Vertus, présent sur les plans de 1708, fut progressivement transformé avant de laisser place à l’industrie. Les fossés du château, comblés entre le XVIIIe siècle et 1839, disparurent avec l’urbanisation et l’industrialisation de la Plaine Saint-Denis.