Fondation de la manufacture 1694 (≈ 1694)
Guillaume Castanier crée la manufacture de draps.
1696
Reconnaissance royale
Reconnaissance royale 1696 (≈ 1696)
La manufacture reçoit des lettres patentes d'érection en manufacture royale.
1750
Déclin de la manufacture
Déclin de la manufacture 1750 (≈ 1750)
Disparition de François Castanier marquant le déclin des draperies.
1849
Tentative de reprise
Tentative de reprise 1849 (≈ 1849)
Un décret autorise la société anonyme Compagnie de la Manufacture de la Trivalle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures Sud ; en retour à l'Ouest, cage d'escalier et rampe : inscription par arrêté du 5 avril 1948
Personnages clés
Guillaume Castanier
Fondateur de la manufacture en 1694.
François Castanier
Dernier représentant des Castanier impliqué dans la manufacture avant son déclin.
Origine et histoire
Créée par Guillaume Castanier en 1694, la manufacture reçut en 1696 des lettres patentes d'érection en manufacture royale. Les Castanier, possesseurs d'une des plus importantes fortunes du royaume, délaissèrent peu à peu leurs établissements au profit de leurs terres, et la disparition de François Castanier vers 1750 marqua le déclin définitif des draperies. Une tentative de reprise eut lieu en 1849, année où un décret autorisa la société anonyme dite Compagnie de la Manufacture de la Trivalle. L'industrie drapière finit par être remplacée dans la région par le commerce des chiffons en gros.
Les bâtiments s'étendent entre les deux ponts, sur la rive droite de l'Aude. Le bâtiment de façade abrite les bureaux et le logement du directeur ; la façade est axée sur une entrée en avant-corps légèrement décalée. L'aile nord se prolonge par une petite terrasse dont le mur porteur présente, à ses deux angles, des échancrures en niches. L'avant-corps central, légèrement saillant, réunit un portail en anse de panier, une fenêtre aux premier et second étages et un large fronton circulaire.
Le portail principal est à quatre vantaux, surmonté d'une imposte dormante à claire-voie. Un second portail, plus étroit, est en arc surbaissé appareillé et encadré d'une doucine ; sa clé est sculptée d'un masque aux yeux obliques, à la barbe et aux cheveux épars. Le grand escalier, qui ne dessert que le premier étage et se trouve en vis-à-vis de la porte d'entrée, présente deux volées parallèles interrompues par un palier muni de trois marches. Sa rampe est composée de longs panneaux à remplage symétrique formé de deux volutes opposées, reliées aux montants et à la main courante par des croissants spiralés.
Pour les grands panneaux, l'encadrement est doublé d'un cadre intérieur orné de spirales et lié aux montants latéraux par des ovales à boules ; la monotonie est rompue par un large emploi de feuillages en tôle. La grille de la terrasse nord comprend cinq panneaux liés par des pilastres ; son décor associe des volutes égales et opposées et des croissants spiralés disposés à intervalles réguliers, tandis que les fers des pilastres simulent une feuille trilobée.