Creusement de la mine 1897 (≈ 1897)
Début des travaux de creusement de la mine de fer Bassompierre.
1900
Mise en exploitation
Mise en exploitation 1900 (≈ 1900)
La mine commence à approvisionner l'usine sidérurgique de Knutange.
1940
Dynamitage des installations
Dynamitage des installations 1940 (≈ 1940)
Les installations de surface sont dynamitées par l'armée française.
1941
Reconstruction de la mine
Reconstruction de la mine 1941 (≈ 1941)
Reconstruction des installations avec un nouveau chevalement et une machine d'extraction.
1946
Installation de molettes
Installation de molettes 1946 (≈ 1946)
Installation de nouvelles molettes pour la mine.
1963
Nouvelle machine d'extraction
Nouvelle machine d'extraction 1963 (≈ 1963)
Construction d'un bâtiment en béton armé pour une nouvelle machine d'extraction.
1984
Fermeture de la mine
Fermeture de la mine 1984 (≈ 1984)
Abandon de l'exploitation de la mine de fer Bassompierre.
30 juin 1989
Ouverture de l'écomusée
Ouverture de l'écomusée 30 juin 1989 (≈ 1989)
Ouverture officielle de l'écomusée des mines de fer de Lorraine.
4 avril 1995
Classement historique
Classement historique 4 avril 1995 (≈ 1995)
Le chevalement et le bâtiment de la machine d'extraction sont inscrits aux monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le chevalement et le bâtiment de la machine d'extraction (cad. 3 749/98) : inscription par arrêté du 4 avril 1995
Origine et histoire
L'ancienne mine de fer Bassompierre fut d'abord la propriété de la société germano-belge Aumetz Friede. Creusée en 1897 et mise en exploitation en 1900, elle approvisionnait en minerai l'usine sidérurgique de Knutange. En 1940, les installations de surface furent dynamitées par l'armée française puis reconstruites dès 1941, avec un chevalement neuf en treillis réalisé par Klöckner Werke S. A. et une nouvelle machine d'extraction à tambours bi-coniques. Des molettes neuves furent installées en 1946 et un bâtiment en béton armé accueillit une autre machine d'extraction en 1963. L'exploitation fut abandonnée en 1984 ; le site a ensuite été mis en valeur par le musée de Neufchef. L'écomusée des mines de fer de Lorraine propose une immersion souterraine dans le cadre de vie et de travail des mineurs de 1820 à nos jours. Sa création répond à la volonté de préserver le riche patrimoine industriel de la Moselle, alors que les mines actives du bassin ferrifère lorrain disparaissaient depuis 1970. En 1983, la commune de Neufchef décida de créer le musée pour représenter l'histoire de l'extraction du minerai de fer et présenter documents, archives et objets miniers au public. Le musée comporte deux sites, à Neufchef et à Aumetz, et l'ensemble des installations est ouvert depuis le 30 juin 1989. L'écomusée est labellisé Musée de France et intégré au réseau des Grands sites de Moselle. Le site de Neufchef offre un parcours souterrain de 1,5 km dans de véritables galeries qui retracent le travail des mineurs selon trois grandes époques : la mine ancienne, la mine à air comprimé et la mine moderne. La visite, guidée par un ancien mineur, comprend la projection d'un film sur l'histoire des mines de fer de Lorraine et trois salles consacrées respectivement à l'histoire du fer, à la profession de mineur et à la vie sociale et familiale des années 1950, illustrées par maquettes interactives, présentations des tâches et scènes reconstituées. L'entrée principale, la mise en scène d'un abattage à l'explosif et une machine de chargement sont également présentées lors de la visite. Le site d'Aumetz expose une authentique machine d'extraction qui commandait le mouvement des cages à l'intérieur du puits et rassemble des collections sur l'histoire des mines à puits. Y sont montrés l'univers des explosifs miniers, les méthodes d'alimentation électrique des mines et l'équipement des forgerons. Une plateforme de chevalement culminant à 35 mètres offre un panorama du Pays-Haut, incluant ses cités minières et les fortifications de la ligne Maginot. Le chevalement et le bâtiment de la machine d'extraction ont été inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du 4 avril 1995.