Frise chronologique
3e quart XVIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
3e quart XVIe siècle (≈ 1662)
Porte érigée sur la façade du Capitole.
1671
Transfert par Pierre Mercier
Transfert par Pierre Mercier
1671 (≈ 1671)
Déplacement sur l’Arsenal, ajout d’un cartouche.
1793
Martelage des blasons
Martelage des blasons
1793 (≈ 1793)
Destruction des armes des capitouls.
18 mai 1925
Classement monument historique
Classement monument historique
18 mai 1925 (≈ 1925)
Inscription à l’inventaire supplémentaire.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte du Capitole (ancienne) réédifiée dans le jardin des Plantes de Toulouse : inscription par arrêté du 18 mai 1925
Personnages clés
| Nicolas Bachelier - Maître d’œuvre |
Auteur présumé de la porte. |
| Pierre Mercier - Architecte |
Responsable du transfert en 1671. |
Origine et histoire
L’ancienne porte du Capitole, datée du 3e quart du XVIe siècle, était à l’origine intégrée à la façade de l’hôtel de ville de Toulouse. Elle se distingue par son cintre encadré de colonnettes sur deux étages, surmonté d’un oculus et d’un fronton orné de trois croissants. La frise portait autrefois les blasons des capitouls, effacés en 1793 lors de la Révolution française. Ce décor reflétait le pouvoir municipal toulousain, symbolisé par ces magistrats élus.
En 1671, l’architecte Pierre Mercier déplaça la porte sur la façade de l’Arsenal (futur bâtiment de la Commutation). Un cartouche carré fut alors ajouté, portant les nouveaux blasons des capitouls de l’année. Ce remaniement témoigne des transformations urbaines de Toulouse sous l’Ancien Régime, où les édifices publics étaient régulièrement réaménagés pour affirmer leur fonction symbolique.
Classée monument historique par arrêté du 18 mai 1925, la porte fut finalement réédifiée dans le jardin des Plantes de Toulouse. Son style Renaissance, marqué par des éléments décoratifs comme les colonnettes et les croissants, en fait un exemple rare de l’architecture civile toulousaine de cette période. La porte est aujourd’hui propriété de la commune et accessible au public dans ce cadre paysager.
L’œuvre est attribuée à Nicolas Bachelier, maître d’œuvre toulousain renommé pour son travail sur les édifices de la Renaissance. Les modifications ultérieures, comme l’ajout du cartouche en 1671, illustrent l’évolution des goûts et des besoins représentatifs de la ville, entre héritage médiéval et modernité classique.