Frise chronologique
4e quart XVe – 1er quart XVIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
4e quart XVe – 1er quart XVIe siècle (≈ 1625)
Période de fondation présumée de la prévôté
XVIIe–XVIIIe siècles
Transformations architecturales
Transformations architecturales
XVIIe–XVIIIe siècles (≈ 1850)
Ajout pavillons, pigeonnier, toitures actuelles
1946
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1946 (≈ 1946)
Inscription par arrêté du 3 octobre
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise, en totalité (cad. AB 265) : classement par arrêté du 12 juillet 2001
Personnages clés
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Origine et histoire
L’ancienne prévôté d’Issigeac, datée du 4e quart du XVe et du 1er quart du XVIe siècle, s’inscrit dans le patrimoine civil de cette cité périgourdine. Le monument, classé en 1946, se compose d’un corps de logis encadré de deux pavillons en retrait, complété par un pigeonnier d’angle sur corbeaux. Ses toitures de tuiles et sa terrasse à balustres reflètent une architecture typique des XVIIe et XVIIIe siècles, bien que sa construction initiale remonte à une période antérieure.
Issigeac, bourg médiéval structuré autour d’un monastère bénédictin dédié à saint Pierre dès le VIIe siècle, devint un doyenné dépendant de l’abbaye de Sarlat. La sécularisation du monastère en 1482, sous l’impulsion de l’évêque Pons de Salignac, marqua un tournant : sept chanoines y furent installés, et la reconstruction de l’église voisine (Saint-Félicien) fut entreprise. Ce contexte ecclésiastique et administratif explique la présence de bâtiments comme la prévôté, liés à la gestion locale.
Le classement de la prévôté comme Monument Historique en 1946 souligne son importance patrimoniale. Bien que les sources détaillées sur son usage précis fassent défaut, son architecture (pavillons, pigeonnier, toitures) évoque une fonction résidentielle ou administrative, probablement liée au pouvoir épiscopal ou seigneurial. Les transformations ultérieures (XVIIe–XVIIIe siècles) ont pu adapter l’édifice aux besoins changeants, sans altérer fondamentalement sa structure d’origine.
À noter que la prévôté se distingue de l’église Saint-Félicien voisine, classée en 2001, dont l’histoire est mieux documentée. Les deux monuments illustrent cependant l’évolution d’Issigeac, marquée par les conflits religieux (guerres de Religion) et les reconstructions successives, dans une région où le gothique tardif côtoie des influences locales périgourdines.