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Ancienne prison à Guingamp en Côtes-d'Armor

Ancienne prison

  • 4 Rue Auguste Pavie
  • 22200 Guingamp
Ancienne prison
Ancienne prison
Ancienne prison
Ancienne prison
Ancienne prison
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Ancienne prison
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Ancienne prison
Ancienne prison
Ancienne prison
Ancienne prison
Ancienne prison
Crédit photo : GO69 - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
2 B Rue Auguste Pavie 22200 Guingamp

Frise chronologique

Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1836–1841
Construction de la prison
1841–1931
Fonctionnement comme prison mixte
1937–1938
Accueil de réfugiés espagnols
1941–1952
Réouverture pour droit commun
1992
Acquisition par la ville
1997
Classement monument historique
2008
Restauration majeure
2019
Ouverture du centre GwinZegal
2021
Inauguration de l’INSEAC
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Ancienne prison, y compris son enceinte (cad. AI 92) : classement par arrêté du 15 décembre 1997

Personnages clés

Louis Lorin - Architecte Concepteur de la prison (1836–1841).
Charles Lucas - Inspecteur général des prisons Promoteur du modèle humaniste.
Alexis de Tocqueville - Philosophe et homme politique Inspiration via son rapport (1831–1832).
Gustave de Beaumont - Magistrat et écrivain Coauteur des études carcérales américaines.

Origine et histoire

L'ancienne prison de Guingamp, située 4 rue Auguste Pavie, fut construite entre 1836 et 1841 selon le modèle pennsylvanien (ou philadelphien), prônant l'isolement total des détenus jour et nuit. Conçue par l'architecte Louis Lorin sous l'impulsion de l'humaniste Charles Lucas, inspecteur général des prisons, elle s'inspirait des études d'Alexis de Tocqueville et Gustave de Beaumont sur les prisons américaines (1831–1832). Ce système s'opposait au modèle auburnien (contact diurne entre détenus), encore dominant aujourd'hui.

La prison fonctionna comme établissement mixte de 1841 à 1931, accueillant jusqu’à 1 400 détenus de droit commun entre 1941 et 1952. Elle servit aussi de refuge pour des républicains espagnols (1937–1938) et de stockage d’archives jusqu’aux années 1980. Désaffectée en 1951, elle devint propriété de la ville en 1992 et fut classée monument historique en 1997. Une restauration majeure (850 000 €) eut lieu en 2008 pour préserver sa structure en bois et pierre.

D’une surface de 3 038 m2, l’édifice rectangulaire organise 35 cellules individuelles (4 m × 1,75 m) autour d’une cour centrale, avec une fontaine et un chemin de ronde de 3,40 m de large. Les ailes distinguaient hommes accusés/condamnés (nord/sud) et femmes (est), tandis qu’un bâtiment logeait les gardiens. Symbole d’architecture humaniste, elle rompit avec les prisons insalubres de l’époque, offrant une visibilité totale sur les détenus.

Depuis 2019, la prison abrite le centre d’art GwinZegal (photographie contemporaine) et, depuis septembre 2021, l’INSEAC (Institut National Supérieur de l’Éducation Artistique et Culturelle), piloté par le Cnam et soutenu par l’État, la Région Bretagne, et les collectivités locales. Un projet de réhabilitation en 5 phases (budget total : 6,785 M€ HT) vise à transformer le site, avec 5,3 M€ déjà engagés par la ville pour les phases 3 et 4.

Des parcours immersifs (Des mots et des murs) et un livre (La prison de Guingamp de 1841 à nos jours), coédité avec les Archives départementales, perpétuent sa mémoire. Ouverte au public du mercredi au dimanche, elle allie patrimoine carcéral et dynamisme culturel, rayonnant au niveau national et international.

Liens externes

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