Construction initiale XVIIIe-XIXe siècles (≈ 1865)
Période d'édification de la prison.
décembre 2008
Fermeture définitive
Fermeture définitive décembre 2008 (≈ 2008)
Transfert des prisonniers vers nouveau centre.
2013
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques 2013 (≈ 2013)
Découverte de cellules en pierres volcaniques.
23 octobre 2019
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 23 octobre 2019 (≈ 2019)
Protection des bâtiments et murs d'enceinte.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les bâtiments, tels que nommés sur le plan annexé à l'arrêté, B, C et D en totalité, les murs d'enceinte nord et ouest avec les portes d'entrée, les façades des bâtiments E, F, G et H de l'ancienne prison Juliette-Dodu, sise 43 rue Juliette Dodu ainsi que son sol d'assise (cad. AD 354) : inscription par arrêté du 23 octobre 2019
Personnages clés
Juliette Dodu - Figure éponyme de la rue
Nom associé à la prison (lien historique non détaillé).
Origine et histoire
La prison Juliette-Dodu est une ancienne prison coloniale située dans la rue éponyme, l’une des artères commerçantes de Saint-Denis, chef-lieu de La Réunion. Construite entre le XVIIIe et le XIXe siècle, elle était réputée pour sa vétusté extrême, au point d’être surnommée « la honte de la République ». Ses conditions délabrées reflétaient les défis logistiques et humains des infrastructures pénitentiaires de l’époque dans les territoires ultramarins. Le site abritait notamment une structure en pierres volcaniques, découverte lors de fouilles en 2013, où étaient enfermés les détenus les plus dangereux.
En décembre 2008, les derniers prisonniers furent transférés vers le nouveau centre pénitentiaire de Saint-Denis, marquant la fermeture définitive de l’établissement. Depuis, un projet vise à transformer l’ancienne prison en un complexe associant logements sociaux, commerces et parking. Ce projet suscite cependant des débats : un collectif citoyen, le « Collectif pour la mémoire de la prison Juliette-Dodu », milite pour la préservation partielle du site en tant que lieu de mémoire, soulignant son importance historique et symbolique.
Classée aux monuments historiques en octobre 2019, la prison Juliette-Dodu voit ses bâtiments principaux (B, C, D), ses murs d’enceinte, ainsi que les façades des bâtiments E, F, G et H protégés par arrêté. Ces mesures visent à concilier réhabilitation urbaine et conservation patrimoniale, tout en rendant hommage à son passé carcéral complexe. Le site, situé au 43 rue Juliette-Dodu, incarne aujourd’hui les enjeux de mémoire et de modernisation des espaces urbains à La Réunion.
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