Frise chronologique
1912
Construction de la villa
Construction de la villa
1912 (≈ 1912)
Œuvre de Joseph Folléa pour la famille Gillet.
1913
Réalisation de la frise
Réalisation de la frise
1913 (≈ 1913)
Peinte par Louis Bardey dans la villa.
1976
Vente à la ville
Vente à la ville
1976 (≈ 1976)
Acquise par Lyon après la mort de Paul Gillet.
1987
Création de la Villa Gillet culturelle
Création de la Villa Gillet culturelle
1987 (≈ 1987)
Devenue maison des écritures contemporaines.
2007
Lancement des Assises du roman
Lancement des Assises du roman
2007 (≈ 2007)
Festival international de littérature à Lyon.
2012
Création de *Mode d’emploi*
Création de *Mode d’emploi*
2012 (≈ 2012)
Festival des idées et sciences humaines.
2015
Classement monument historique
Classement monument historique
2015 (≈ 2015)
Inscription par arrêté du 26 août.
2019
Changement de direction
Changement de direction
2019 (≈ 2019)
Lucie Campos remplace Guy Walter.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les éléments suivants de l'ancienne propriété Gillet, située 25 rue Chazière : la villa en totalité, les façades et toitures de l'ancienne maison du gardien et l'abri voisin, le parc et ses éléments maçonnés ainsi que les deux portails de la rue Chazière et de la montée des Esses, et à l'exclusion de l'ancienne ferme. Ces éléments sont situés sur les parcelles n° 51, 81, 82 et 83 figurant au cadastre section AE : inscription par arrêté du 26 août 2015
Personnages clés
| Joseph Folléa - Architecte |
Concepteur de la villa en 1912. |
| Louis Bardey - Peintre |
Auteur de la frise animalière (1913). |
| François Gillet - Industriel, fondateur de la dynastie |
Inventeur du *noir impérial* en 1838. |
| Paul Gillet - Dernier propriétaire familial |
Vend la villa à Lyon en 1976. |
| Guy Walter - Directeur (1989-2019) |
Dirigea aussi les Subsistances à Lyon. |
| Lucie Campos - Directrice depuis 2019 |
Relance le projet après la crise. |
Origine et histoire
La Villa Gillet, située dans le parc de la Cerisaie à Lyon, fut édifiée en 1912 par l’architecte Joseph Folléa pour la famille Gillet, industriels lyonnais spécialisés dans la teinturerie. Cette villa à l’italienne, ornée d’une frise animalière peinte par Louis Bardey en 1913, reflète le style des résidences bourgeoises de l’époque. Vendue à la ville de Lyon en 1976 après la mort de Paul Gillet, elle devient en 1987 un lieu dédié aux écritures contemporaines, accueillant écrivains, artistes et penseurs du monde entier.
La famille Gillet, pionnière de l’industrie chimique lyonnaise, fonda un empire textile dès 1853, avec des usines implantées près de la Saône, dont celle du quai Joseph Gillet (anciennement quai de Serin). La villa, construite sur les hauteurs dominant ces usines, symbolisait la proximité patronale typique du XIXe siècle. En 2015, l’édifice est inscrit aux monuments historiques pour son architecture et son histoire liée à l’industrialisation lyonnaise.
Depuis 1987, la Villa Gillet organise des festivals internationaux comme Les Assises du roman (2007-2019) ou Littérature Live (depuis 2021), ainsi que Mode d’emploi, un festival des idées lancé en 2012. Elle décerne aussi le prix Franz-Hessel, récompensant des auteurs français et allemands. Dirigée par Guy Walter de 1989 à 2019, puis par Lucie Campos, elle reste un acteur clé de la vie culturelle lyonnaise et régionale, soutenue par la Ville de Lyon, la Métropole, et la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes.
Le parc de 4,5 hectares, les façades, les toitures, et certains éléments maçonnés sont protégés depuis 2015. L’architecture, inspirée des villas italiennes, se caractérise par des corps de bâtiments de hauteurs variables, des toitures à faible pente, et des balcons en décrochement. La villa abrite aujourd’hui un théâtre, des salons, et collabore avec des institutions comme l’Opéra de Lyon ou le musée des Confluences pour des événements publics.
La Villa Gillet a traversée une crise en 2016, lorsque la Chambre régionale des comptes a critiqué sa gestion, entraînant une réduction drastique de son budget et de sa masse salariale. Après une période de restructuration, Lucie Campos a redéfini son projet en 2019, recentrant les activités sur la littérature, les sciences humaines et les débats contemporains, avec une équipe réduite à huit personnes.
Parmi les invités prestigieux figurent des Prix Nobel comme Orhan Pamuk, Svetlana Alexievitch, ou Olga Tokarczuk, ainsi que des intellectuels français et internationaux. La villa étend son influence à l’étranger, notamment via le festival Walls and Bridges à New York (2011-2013) et le prix Franz-Hessel, qui renforce les liens littéraires franco-allemands.