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Ancienne station radar de Port-Coton à Bangor dans le Morbihan

Ancienne station radar de Port-Coton

    1330 Port Coton
    56360 Bangor
Propriété de l'Etat
Ancienne station radar de Port-Coton
Ancienne station radar de Port-Coton
Ancienne station radar de Port-Coton
Ancienne station radar de Port-Coton
Ancienne station radar de Port-Coton
Crédit photo : Patrice78500 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1943
Construction par les Allemands
30 octobre 2000
Classement Monument Historique
2001
Label Patrimoine du XXe siècle
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Ancienne station radar (cad. YB 181) : inscription par arrêté du 30 octobre 2000

Personnages clés

Organisation Todt - Maître d’œuvre Responsable de la construction pour l’Allemagne nazie.
Kriegsmarine - Commanditaire militaire Marine allemande utilisatrice de la station.

Origine et histoire

La station radar de Port-Coton, située sur la côte sud-ouest de Belle-Île-en-Mer à Bangor (Morbihan), a été édifiée en 1943 par les Allemands dans le cadre du mur de l'Atlantique. Ce complexe militaire, conçu pour la Kriegsmarine sous la maîtrise d’œuvre de l’Organisation Todt, devait empêcher un débarquement allié sur l’île et assurer la surveillance côtière. Il comprenait deux radars (un Würzburg See Riese de 100 km de portée et un Seetackt), un aérophone pour détecter les avions, ainsi qu’un réseau de bunkers, soutes et couloirs souterrains partiellement creusés dans la falaise.

Le site, numéroté I 311 (pour Insel, île en allemand), combinait des infrastructures enterrées et des fortifications semi-permanentes (type VF). Parmi ses éléments clés figuraient un bunker V206 abritant des groupes électrogènes, six postes de tir Tobruk-Stand pour mitrailleuses et canons antiaériens, et un monte-charge reliant les niveaux souterrains. Le réseau de galeries, aujourd’hui condamné pour des raisons de sécurité, débouchait sur un escalier taillé dans la roche, reliant la plateforme radar aux abris sous-roche. La station exploitait aussi une grotte naturelle pour certains aménagements.

Classée Monument Historique par arrêté du 30 octobre 2000, la station bénéficie également du label Patrimoine du XXe siècle depuis 2001. Son architecture empirique, adaptée au terrain escarpé, illustre les techniques de fortification allemandes pendant la Seconde Guerre mondiale. Le site est situé à proximité du phare de Goulphar, dont la sirène de brume (également protégée) marque l’entrée sud du port. Les vestiges, bien que partiellement inaccessibles, témoignent de l’importance stratégique de Belle-Île dans le dispositif défensif nazi.

Les sources disponibles (Wikipedia, Monumentum) soulignent la complexité du site, conçu comme un ensemble non modulaire. Parmi les détails techniques, on note la présence d’un socle hexagonal pour le radar principal, installé sur le toit d’un bunker de type Sonderkonstruktion, ainsi que deux puits et un système de ventilation souterrain. Les matériaux utilisés, principalement du béton armé, reflètent les standards de construction de l’Organisation Todt. Aujourd’hui, la localisation GPS du site reste approximative (précision évaluée à 5/10), et sa visite peut être restreinte en raison des risques liés aux galeries condamnées.

Liens externes