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Ancienne tour de rempart à Felletin dans la Creuse

Ancienne tour de rempart

    1 Rue de la Tour23500 Felletin
Propriété privée
Ancienne tour de rempart
Ancienne tour de rempart
Ancienne tour de rempart
Crédit photo : Ivebreg - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1448
Mention des portes
XIVe-XVe siècles
Construction de la tour
1775
Vente de l'enceinte
28 octobre 1963
Classement MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Tour de rempart (ancienne) (cad. D 557) : inscription par arrêté du 28 octobre 1963

Personnages clés

Abbé Pataux - Historien local A décrit les fortifications et portes.
Vicomte d'Aubusson - Propriétaire local Autorisa réemploi des pierres en 1819.

Origine et histoire

La tour de Felletin est une tour de rempart circulaire datant des XIVe et XVe siècles, située dans la commune de Felletin, en Creuse (Nouvelle-Aquitaine). Elle flanquait au sud l’enceinte fortifiée de la ville, dont elle est aujourd’hui le vestige le plus marquant. Son parement, en appareil irrégulier, ne montre aucune trace d’ouvertures anciennes, mais conserve une rangée complète de corbeaux ayant soutenu un couronnement de mâchicoulis. À l’est, un arrachement de maçonnerie témoigne encore de la muraille qu’elle protégeait.

Felletin, déjà fortifiée durant la guerre de Cent Ans, était au XVe siècle l’une des neuf châtellenies du comté de la Marche. Les fortifications, dont cette tour, furent probablement remises en état après la guerre de Cent Ans, lors des guerres de Religion. Leur tracé, partiellement reconstitué grâce au parcellaire actuel, incluait 18 à 20 tours crénelées et quatre portes ornées d’images de la Vierge, selon les descriptions de l’abbé Pataux.

Les fortifications disparurent presque entièrement au XVIIIe siècle. Un édit royal de 1775 déclassa l’enceinte comme propriété royale, et ses pierres furent réutilisées pour des constructions locales : en 1793, les pierres des tours démantelées servirent à réparer le pont Roby, tandis qu’en 1797, quatre tours furent arasées. Au début du XIXe siècle, seules deux tours subsistaient, dont celle-ci, aujourd’hui incluse dans une propriété privée. La tour fut inscrite aux monuments historiques par arrêté du 28 octobre 1963.

Les portes de la ville, comme la porte de la Pelleterie (démolie en 1819) ou la porte de la Fontalanelle (arasée en 1787), disparurent progressivement. Leurs pierres furent réemployées pour des bâtiments publics, comme le collège de Felletin. La fabrication locale de salpêtre accéléra aussi la dégradation des tours. Aujourd’hui, cette tour reste le dernier témoin visible d’un système défensif médiéval autrefois imposant.

Liens externes

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