Frise chronologique
1906
Construction de l'usine
Construction de l'usine
1906 (≈ 1906)
Usine de traitement d’eau potable édifiée.
2007
Installation de l'éolienne Bollée
Installation de l'éolienne Bollée
2007 (≈ 2007)
Éolienne marquant le virage énergétique.
2012
Réhabilitation de la roue à aubes
Réhabilitation de la roue à aubes
2012 (≈ 2012)
Micro-centrale hydroélectrique opérationnelle.
2015
Production d'électricité
Production d'électricité
2015 (≈ 2015)
Centrale hydroélectrique en service.
2020
Ouverture de l'espace d'accueil
Ouverture de l'espace d'accueil
2020 (≈ 2020)
Maison de l’Eau devient point d’entrée.
2024
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
2024 (≈ 2024)
Protection des bâtiments et machines.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les deux usines en totalité avec l’ensemble des machines conservées, les façades et toitures de l’ancien bâtiment de la turbine, les façades et toitures de l’ensemble logements-bureaux-ateliers, les façades et toitures de la maison du directeur, les lampadaires en fonte et le dessin du jardin à l’avant, selon le plan annexé à l’arrêté, le tout situé au 45 rue de l’Esterel au Mans, figurant sur le cadastre de la commune section EH parcelle n° 374, et à l’Yvré-l’Évêque, figurant sur le cadastre de la commune section C parcelle n ° 887 : inscription par arrêté du 11 juin 2024
Origine et histoire
L’ancienne usine des eaux du Mans, édifiée en 1906, était initialement dédiée au traitement de l’eau potable. Aujourd’hui intégrée au domaine de l’Arche de la Nature, elle abrite la Maison de l’Eau, un espace pédagogique ouvert au public depuis 2020. Le site met en valeur des équipements historiques comme une roue à aubes Sagebien de 8,5 mètres de diamètre et une machine à vapeur, illustrant l’évolution des techniques de production d’eau potable. Des aquariums y présentent les écosystèmes de l’Huisne, rivière voisine, avec des espèces locales (truites, barbeaux, vairons).
Le lieu propose aussi une exposition permanente sur les énergies, installée dans la salle « vapeur ». Des maquettes interactives et des ateliers abordent la production, le transport et les économies d’énergie, complétés par des dispositifs extérieurs : une éolienne Bollée (2007), des panneaux photovoltaïques (2009), et une micro-centrale hydroélectrique (2012) réhabilitant une seconde roue à aubes. Depuis 2015, cette centrale produit de l’électricité, s’inscrivant dans une démarche de valorisation du patrimoine industriel et écologique.
La Maison de l’Eau sert de porte d’entrée piétonne vers l’Arche de la Nature, un parc de 450 hectares attirant plus de 500 000 visiteurs annuels. Le site, accessible en tramway et bus, offre des activités ludiques (location de vélos, canoës) et des animations sur les milieux naturels (forêt, prairie, rivière). L’usine, classée Monument Historique en 2024, conserve également des éléments architecturaux protégés : façades, toitures, lampadaires en fonte, et un jardin d’époque.
L’Arche de la Nature, gérée par Le Mans Métropole, organise depuis 1997 des fêtes thématiques (eau, pomme, miel) attirant jusqu’à 10 000 visiteurs par événement. Le site joue aussi un rôle éducatif, accueillant 17 000 élèves annuels pour des ateliers sur l’environnement. Une politique de préservation des serpents, lancée en 2006, y a permis le recensement de centaines de vipères et couleuvres, illustrant l’équilibre entre patrimoine industriel et biodiversité.
L’usine s’inscrit dans un réseau de maisons thématiques (Forêt, Prairie) reliant la ville au parc. Son histoire reflète la transition d’un site utilitaire vers un pôle de sensibilisation écologique, mêlant héritage technique (machinerie du début XXe siècle) et innovations durables. Les visiteurs y découvrent à la fois l’histoire de l’adduction d’eau et les enjeux contemporains de la transition énergétique.
Enfin, l’ancienne usine symbolise la réhabilitation du patrimoine industriel en Pays de la Loire. Son classement recent (2024) protège ses bâtiments (logements, ateliers, maison du directeur) et ses machines, tout en perpétuant son usage public. Le site, desservi par des transports en commun et doté de parkings, reste un lieu emblématique de la métamorphose des paysages urbains et naturels au Mans.