Frise chronologique
1954
Commande de la mosaïque
Commande de la mosaïque
1954 (≈ 1954)
Gaz de France commande une œuvre à Fernand Léger.
1955
Construction de la cokerie
Construction de la cokerie
1955 (≈ 1955)
Réalisée par Henri et Louis Marty.
12 avril 2011
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
12 avril 2011 (≈ 2011)
Protection de cinq édifices du site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le bâtiment des garages-vestiaires en totalité sis dans le parc d'activités Val-de-Seine, rue du Capitaine-Alfred-Dreyfus (cad. AN 76, 80, 91) : inscription par arrêté du 12 avril 2011 - Le bâtiment social en totalité, sis 2, digue d'Alfortville, quai de la Révolution (cad. AN 5) : inscription par arrêté du 12 avril 2011 - Le bâtiment administratif (cad. AN 83), y compris l'oeuvre de Fernand Léger, la galerie de liaison (cad. AN 73, 83) et le laboratoire (cad. AN 73 ; Choisy-le-Roi AF 125), en totalité, sis dans le parc d'activités Val-de-Seine, rue du Capitaine-Alfred-Dreyfus et quai de la Révolution : inscription par arrêté du 12 avril 2011
Personnages clés
| Fernand Léger - Peintre |
Auteur de la mosaïque monumentale (réalisée par Nadia Léger). |
| Henri Marty - Architecte |
Co-concepteur de la cokerie avec Louis Marty. |
| Louis Marty - Architecte |
Co-concepteur de la cokerie avec Henri Marty. |
| Nadia Léger - Artiste |
A réalisé la mosaïque après la mort de Fernand Léger. |
| Bernard Klein - Militant patrimonial |
A œuvré pour la préservation de la mosaïque. |
Origine et histoire
L’ancienne cokerie Paris-Sud, située à cheval sur Alfortville et Choisy-le-Roi dans le Val-de-Marne, fut édifiée en 1955 par les architectes Henri Marty et Louis Marty. Ce complexe industriel, intégré au parc d’activités Val-de-Seine, illustre les principes architecturaux des années 1950 : structures portiques, pilotis et façades vitrées. Son bâtiment administratif abrite une mosaïque monumentale commandée en 1954 à Fernand Léger, représentant le feu, réalisée post-mortem par son épouse Nadia en 1955. Une maquette de cette œuvre est conservée au musée national Fernand-Léger de Biot.
Trois édifices subsistent après le démantèlement du site : le bâtiment administratif (avec la mosaïque et une galerie de liaison), le bâtiment social sur pilotis, et les garages-vestiaires. Leur conception reflète l’innovation architecturale de l’époque, comme les coursives latérales ou l’intégration paysagère. Ces éléments, ainsi que le laboratoire, ont été inscrits aux monuments historiques le 12 avril 2011, soulignant leur valeur patrimoniale.
La mosaïque de Léger, aujourd’hui menacée, a suscité des mobilisations pour sa préservation, portées notamment par Bernard Klein, ancien directeur adjoint d’EDF International. Le site, propriété d’une société privée, témoigne de l’histoire industrielle francilienne et du dialogue entre art et architecture au XXe siècle. Les coordonnées GPS placent l’adresse principale au 3 rue du Capitaine-Alfred-Dreyfus à Alfortville, dans un secteur marqué par la reconversion des friches industrielles.