Usine Mathis fondée 1911 (≈ 1911)
Émile Mathis établit une usine d'automobiles sur le site.
1941
Construction des bancs d'essai
Construction des bancs d'essai 1941 (≈ 1941)
Junkers construit des bancs d'essai pour moteurs d'avions.
1944
Bombardements alliés
Bombardements alliés 1944 (≈ 1944)
L'usine subit des bombardements mais le bâtiment I survit.
1951
Fin utilisation aéronautique
Fin utilisation aéronautique 1951 (≈ 1951)
L'Arsenal de l'aéronautique cesse d'utiliser les bancs d'essai.
1978
Réoccupation industrielle
Réoccupation industrielle 1978 (≈ 1978)
La société Sirco-Locarest réutilise les bancs d'essai comme garages.
1993
Inscription historique
Inscription historique 1993 (≈ 1993)
L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Bâtiment (1) achevé abritant les bancs d'essai et d'entretien de moteurs d'avion (cad. ER 265/62, 266/62) : inscription par arrêté du 14 janvier 1993
Personnages clés
Émile Mathis
Fondateur de l'usine d'automobiles initiale sur le site.
Victor Dupont
Architecte responsable de la restauration du XIXe siècle
Origine et histoire
L'ancienne usine Junkers Flugzeug-und-Motorenwerke A.G. se situe au 33, rue du Maréchal-Lefebvre, dans le quartier de la Meinau à Strasbourg. Le site industriel occupe l'emplacement de l'ancienne usine d'automobiles d'Émile Mathis, en place depuis 1911. Dès le début de la Seconde Guerre mondiale, la firme Junkers y réquisitionne les locaux pour en faire une usine de guerre travaillant pour la Luftwaffe. À partir de 1941 sont construits deux ensembles de Prüfstand (bancs d'essai) destinés à la production et à la révision de moteurs de bombardiers et d'avions de chasse, vraisemblablement dessinés par un ingénieur de Junkers au siège de la firme à Dessau. Seul le bâtiment I, appelé werk M, est achevé ; il survit aux bombardements de mai et août 1944. Les douze bancs d'essai subsistants, chacun comportant deux tours rectangulaires ouvertes, sont utilisés jusqu'en 1951 par l'Arsenal de l'aéronautique de Châtillon-sous-Bagneux (92), tandis que le reste de l'ancienne usine Mathis est occupé ensuite par Citroën. Le deuxième ensemble de bancs d'essai, resté inachevé, a été démoli, de même que deux tours de refroidissement qui complétaient l'installation. Après une période de désaffectation au lendemain de la guerre, les bancs d'essai sont réoccupés en 1978 par la société Sirco-Locarest, qui les utilise comme garages pour engins de chantier. L'atelier inachevé a été démoli après inventaire ; l'atelier achevé a été restauré et réapproprié sans modifications significatives de sa configuration initiale. Junkers und Motorwerke exploitait par ailleurs une unité de production d'armement à Illkirch-Graffenstaden. Pendant la guerre, environ 3 500 personnes travaillaient sur le site de la Plaine des Bouchers (Meinau) et, au total, la société Junkers und Motorwerke employait 10 000 personnes. L'édifice fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis 1993.