Fondation de la verrerie 1822-1823 (≈ 1823)
Création par Rigobert Pailla sur un bien confisqué.
1824
Autorisation royale
Autorisation royale 1824 (≈ 1824)
Légitimation officielle de l’activité verrière.
1925
Rachat par Georges Parant
Rachat par Georges Parant 1925 (≈ 1925)
Conversion en verrerie blanche (flaconnage).
milieu XIXe siècle
Âge d’or de la verrerie noire
Âge d’or de la verrerie noire milieu XIXe siècle (≈ 1950)
Spécialisation dans les bouteilles de champagne.
1977
Fermeture définitive
Fermeture définitive 1977 (≈ 1977)
Fin de l’activité industrielle sur le site.
7 février 2023
Classement monument historique
Classement monument historique 7 février 2023 (≈ 2023)
Protection de l’ensemble des bâtiments conservés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les éléments suivants de l’ancienne verrerie Parant : le mur d’enceinte sur la rue Clavon-Collignon, la conciergerie (façade et toiture), la maison du directeur (façade et toiture), son aile en retour à l’arrière, et l’ancien bureau des employés (façades et toiture), l’entrepôt ou ancienne halle de 1823, actuel manège (façades et toiture), le logement des chefs de place ou ancienne halle au four de 1838-1839 et magasin aux cendres, actuel gîte bleu (façades et toiture), la forge et menuiserie, ou halle au four de 1854, actuel restaurant (façades et toiture), le soubassement subsistant de l’ancienne poterie, actuel espace détente (délimitation des façades anciennes), les écuries et remises, actuels appartements familiaux (façades et toitures), la cheminée (en totalité), le gazogène (en totalité), le soubassement des cuves à fioul, le transformateur électrique (façades et toiture), les entrepôts à sable et groisil (façades et toiture), le bâtiment de la composition, actuel accueil du musée (en totalité), la grade halle et son soubassement (en totalité, y compris les fours Boëtius et Stein avec leurs installations techniques en sous-sol et, les arches à ferrasse et à tapie, ainsi que la carcaisse), les bâtiments des moules (en totalité), le bâtiment du décor et de l’emballage (en totalité, y compris la sortie de l’arche à tapis, le monte-charge, les arbres de transmission et les tables scellées au sol). L’ensemble est situé 12 et 14 rue Clavon-Collignon, sur les parcelles n° 2325 et 2327, figurant au cadastre section E : inscription par arrêté du 7 février 2023
Personnages clés
Rigobert Pailla - Fondateur de la verrerie
Négociant ayant racheté un bien confisqué.
Georges Parant - Industriel et repreneur
Modernise la verrerie en 1925.
Origine et histoire
L’ancienne verrerie Parant, située à Trélon dans le département du Nord, a été fondée en 1822-1823 par Rigobert Pailla, un négociant ayant profité des opportunités économiques de la Révolution française. Ce dernier rachète une propriété confisquée comme « bien d’émigré » et y installe une verrerie, obtenant l’autorisation royale en 1824. L’industrie se développe rapidement, se spécialisant dans la verrerie noire (bouteilles de champagne) et la verrerie blanche (gobeleterie et flaconnage), tirant parti des ressources locales comme le sable vitrifiable et le bois des forêts de Thiérache.
Au milieu du XIXe siècle, Trélon compte deux verreries majeures : celle de Parant et la verrerie à bouteilles Collignon et fils. Le site s’étend progressivement avec des bâtiments typiques de l’Avesnois, alliant brique et pierre bleue, et se modernise (fours Boëtius et Stein, électricité, voie ferrée). Malgré un essor sous le Second Empire, lié à la demande croissante en bouteilles de champagne, la verrerie décline après la Première Guerre mondiale. Elle est rachetée en 1925 par Georges Parant, qui la convertit en verrerie blanche avant sa fermeture définitive en 1977.
Classée monument historique en 2023, l’ancienne verrerie abrite aujourd’hui un atelier-musée où sont conservés machines, outils et productions verrières. Le site, partiellement préservé (grande halle, fours, cheminée, logements ouvriers), illustre l’évolution technique et sociale de l’industrie verrière régionale. Des démonstrations de soufflage de verre et des résidences de designers perpétuent ce patrimoine artisanal, tandis que des bâtiments comme la maison du directeur ou les écuries ont été reconvertis en hébergements ou espaces culturels.
Le musée met en lumière deux types de production emblématiques : la verrerie noire (bouteilles vert foncé pour le champagne) et la verrerie blanche (flacons et gobeleterie). Les collections incluent des outils anciens, des archives industrielles et des témoignages sur les conditions de travail. Le site, géré en partenariat avec l’écomusée de l’Avesnois, propose aussi des activités pédagogiques et touristiques, comme le centre de loisirs Le Bol Vert, installé dans d’anciennes halles reconverties.
L’architecture du site reflète son histoire industrielle : la grande halle, cœur de la production, abrite encore des fours et des installations techniques (arbres de transmission, arches à tapis). Les bâtiments annexes — forge, entrepôts à sable, bâtiment des moules — témoignent de l’organisation rationnelle du travail. La cheminée, symbole de l’ère industrielle, et le gazogène rappellent les innovations énergétiques du XIXe et XXe siècles. Ce patrimoine matériel est complété par des archives et des publications locales, comme les travaux de Stéphane Palaude sur la verrerie noire ou les documents de l’écomusée.
Avis
Veuillez vous connecter pour poster un avis