Construction de la porte de Bretagne 1601-1606 (≈ 1604)
Remplace la porte Saint-Sauveur vétuste.
1647-1652
Aménagements des fortifications environnantes
Aménagements des fortifications environnantes 1647-1652 (≈ 1650)
Bastion royal et demi-lunes ajoutés.
1659
Traité des Pyrénées
Traité des Pyrénées 1659 (≈ 1659)
Fin du statut de ville frontière.
1925
Classement monument historique
Classement monument historique 1925 (≈ 1925)
Protection des pavillons et du passage.
1944
Classement des vestiges environnants
Classement des vestiges environnants 1944 (≈ 1944)
Inclut bastion royal et chicanes.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La porte de Bretagne : pavillons extérieur et intérieur avec le passage les reliant : classement par arrêté du 23 février 1925 ; Vestiges des fortifications qui entourent la porte de Bretagne tels qu'ils sont délimités sur le plan annexé à l'arrêté : classement par arrêté du 8 mars 1944
Personnages clés
Fursy de Péronne - Moine missionnaire
Fonda le faubourg de Bretagne (VIIᵉ siècle).
Origine et histoire
La porte de Bretagne, élément clé des anciennes fortifications de Péronne, illustre le rôle stratégique de cette ville frontière entre le royaume de France et les possessions espagnoles jusqu’au traité des Pyrénées (1659). Construite entre 1601 et 1606 pour remplacer la porte Saint-Sauveur, vétuste, elle symbolise l’adaptation des défenses urbaines aux enjeux militaires du XVIIe siècle. Son nom provient du faubourg de Bretagne, quartier peuplé au VIIe siècle par des insulaires (Irlandais, Écossais) venus avec Fursy de Péronne, s’installant hors des remparts médiévaux.
La porte se compose de deux pavillons en brique et pierre, séparés par un passage à ciel ouvert, équipés d’un pont-levis et d’éléments défensifs comme des armoiries municipales et une niche pour une statue mariale. Endommagée pendant la Première Guerre mondiale, elle fut restaurée dans son état du début du XVIIe siècle. Les vestiges environnants (bastion royal, demi-lunes) datent de 1647-1652 et reflètent les techniques de fortification de l’époque, avant leur classement en 1944.
Classée monument historique en 1925 pour son pavillon et son passage, la porte de Bretagne incarne aujourd’hui le patrimoine militaire picard. Son architecture hybride (pierre et brique) et son histoire liée aux conflits franco-espagnols en font un témoignage rare des places fortes du nord de la France. Les travaux de fortification, menés au milieu du XVIIe siècle, visaient à moderniser les défenses de Péronne, ville clé sur la route des Flandres.
Le faubourg de Bretagne, à l’origine du nom de la porte, rappelle l’installation au VIIe siècle de communautés insulaires autour du monastère de Fursy. Ce quartier, initialement extérieur aux remparts, devint un point d’entrée majeur de la ville. La démolition de la porte Saint-Sauveur après 1606 marqua une transition dans l’urbanisme défensif de Péronne, adaptant ses accès aux besoins croissants de circulation et de sécurité.
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