Anciennes usines Marrel à Châteauneuf dans la Loire
Anciennes usines Marrel
42800 Châteauneuf
Crédit photo : Collection J. B. Darnon - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une société privée
Frise chronologique
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1853
Fondation de la forge
Fondation de la forge 1853 (≈ 1853)
Les frères Marrel commencent leurs activités à Rive-de-Gier.
1867-1868
Construction de la cheminée
Construction de la cheminée 1867-1868 (≈ 1868)
Édification de la cheminée, alors la plus haute d'Europe.
1874
Redressement de la cheminée
Redressement de la cheminée 1874 (≈ 1874)
Adolphe Henri redresse la cheminée après une inflexion.
1992
Classement historique
Classement historique 1992 (≈ 1992)
La cheminée est classée monument historique.
2007
Installation d'un nichoir
Installation d'un nichoir 2007 (≈ 2007)
Un nichoir est installé pour les faucons pèlerins.
2015
Illumination pour la Biennale
Illumination pour la Biennale 2015 (≈ 2015)
La cheminée est utilisée comme phare pour la Biennale du Design.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Cheminée (cad. A 377) : classement par arrêté du 20 juillet 1992
Personnages clés
Frères Marrel
Fondateurs de l'usine et de la forge à Rive-de-Gier.
Adolphe Henri
Ingénieur ayant redressé la cheminée en 1874.
Origine et histoire
Les frères Marrel, qui exploitèrent une forge à Rive-de-Gier depuis 1853, installèrent une nouvelle usine aux Étaings, à Châteauneuf, pour disposer de locaux et d'équipements plus importants. L'ensemble industriel occupa finalement 12 hectares et comprenait de vastes bâtiments pour les laminoirs à tôles et les blindages, des marteaux-pilons de 25, 50 et 100 tonnes, une fonderie d'acier et une aciérie Martin. De cette vaste usine, il ne subsiste que la cheminée, construite entre 1867 et 1868 et haute de 108,7 mètres ; à son inauguration elle fut considérée comme la plus haute d'Europe, et la plus haute construite en briques. Classée monument historique en 1992, elle présente un fût octogonal en briques cerclé de fer, posé sur une embase carrée de 8 mètres de côté et de 16 mètres de hauteur ; les parois du fût ont 1,50 m d'épaisseur. Le couronnement est formé d'un chapeau de briques et de mortier, l'ensemble étant dominé par un paratonnerre, et des anneaux scellés dans la paroi servent d'échelle intérieure. Le briquetage diminue en épaisseur vers le sommet et des cerclages métalliques équidistants, visibles, renforcent la solidité de l'ouvrage ; le cerclage de fer et le couronnement ont été refaits régulièrement. En 1874 la cheminée connut une inflexion qui la mena au bord de l'effondrement ; un ingénieur nommé Adolphe Henri parvint à la redresser par un procédé habile. Le fût repose sur un bâtiment de briques aux hauts pignons de 16 mètres, qui lui confèrent une silhouette évoquant celle d'un édifice à vocation religieuse. Une tradition locale rapporte que l'évasement a un diamètre de quatre mètres, assez large pour qu'un tombereau tiré par deux bœufs puisse tourner sur sa margelle. La Cheminée des Étaings constitue aujourd'hui un repère du patrimoine industriel du Pilat et reste le seul élément protégé en lien avec la production de l'usine Marrel. En 2007, un nichoir a été installé à 70 mètres de hauteur par des cordistes, avec le soutien financier de la mairie de Châteauneuf et l'autorisation de la société Industeel ; en 2016 des ornithologues ont observé un couple de faucons pèlerins s'y établir. En 2015, la cheminée fut utilisée comme phare de l'entrée Est de la métropole de Saint-Étienne en s'illuminant la nuit pour annoncer la 10e Biennale internationale du Design : elle reçut 32 guirlandes d'environ 300 LED chacune, permettant le défilement d'une vidéo en très basse résolution (32 x 40 pixels). La maison de la famille Marrel se situait à Rive-de-Gier, 38 rue du Professeur-Roux.