Frise chronologique
1890
Début de la construction du domaine
Début de la construction du domaine
1890 (≈ 1890)
Antoine Lumière acquiert le terrain à La Ciotat.
4e quart du XIXe siècle
Construction des villas jumelles
Construction des villas jumelles
4e quart du XIXe siècle (≈ 1987)
Résidences pour Auguste et Louis Lumière.
15 mai 1998
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
15 mai 1998 (≈ 1998)
Protection des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades, toitures et grand salon (cad. AT 103) : inscription par arrêté du 12 février 1996
Personnages clés
| Antoine Lumière - Père des frères Lumière |
Commanditaire du domaine et des villas. |
| Auguste Lumière - Fils d'Antoine, co-inventeur |
Propriétaire d’une des deux villas. |
| Louis Lumière - Fils d'Antoine, co-inventeur |
Propriétaire de la seconde villa. |
Origine et histoire
À partir de 1890, Antoine Lumière, père des frères Auguste et Louis Lumière, fit édifier à La Ciotat un vaste domaine incluant un château, des villas, un port privé et des terres agricoles. Ce domaine reflétait son ambition d’allier vie familiale et activités industrielles. Les deux villas jumelles, destinées à ses fils, furent construites sur le front de mer dans le dernier quart du XIXe siècle. Leur architecture éclectique, typique des résidences balnéaires de la Côte d’Azur, se caractérisait par des volumes cubiques, des toits plats et des corniches marquées. Chaque villa comptait trois niveaux, avec des modifications ultérieures comme l’ajout de pièces sur les terrasses.
Les villas, bien que modifiées au fil du temps (transformation des baies, réaménagement des intérieurs), conservent leur structure d’origine. Elles furent classées Monument Historique en 1998 pour leurs façades et toitures, témoignant de leur valeur patrimoniale. Le domaine Lumière à La Ciotat, moins connu que leur usine lyonnaise, révèle une facette méconnue de leur histoire : un lieu de villégiature et d’expérimentations, loin de l’effervescence industrielle de Lyon. Aujourd’hui, ces villas rappellent le lien étroit entre la famille Lumière, la bourgeoisie industrielle de l’époque et l’essor des résidences secondaires sur le littoral méditerranéen.
Contrairement à l’Institut Lumière de Lyon, dédié à la conservation du patrimoine cinématographique, les villas de La Ciotat n’abritent pas de musée ni d’archives. Leur préservation repose sur leur statut de Monument Historique et leur association à l’héritage des frères Lumière, inventeurs du cinématographe. Leur localisation exacte, 16-17 avenue Franklin-Roosevelt, en fait un site accessible sur rendez-vous, offrant un contraste avec le dynamisme culturel de l’Institut lyonnais. Ces villas incarnent ainsi la dualité entre vie privée et héritage public d’une famille ayant révolutionné l’histoire des arts et des techniques.