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Anciens abattoirs à Toulouse en Haute-Garonne

Anciens abattoirs

    76 Allées Charles de Fitte
    31300 Toulouse
Propriété de la commune
Anciens abattoirs
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Anciens abattoirs
Anciens abattoirs
Anciens abattoirs
Crédit photo : Didier Descouens - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1827-1831
Construction des abattoirs
1838
Mur de protection
1927-1930
Réhabilitation par Montariol
1988
Fermeture des abattoirs
1990
Classement monument historique
2000
Ouverture du musée
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Bâtiments construits selon l'ordonnance de l'architecte Urbain Vitry (cad. AD 6) : inscription par arrêté du 13 mars 1990

Personnages clés

Urbain Vitry - Architecte Concepteur des abattoirs en 1825-1831.
Jean Montariol - Architecte municipal Dirigea la réhabilitation de 1927-1930.
Alain Mousseigne - Directeur fondateur Unifia les collections des Abattoirs en 1995.
Antoine Stinco et Rémi Papillault - Architectes Maîtres d’œuvre de la reconversion en 2000.
Pablo Picasso - Artiste Auteur du rideau de scène exposé.

Origine et histoire

Les anciens abattoirs de Toulouse furent construits entre 1827 et 1831 sous la direction de l’architecte Urbain Vitry, répondant à une volonté municipale de centraliser et rationaliser l’abattage dans la ville. Situés sur la rive gauche de la Garonne, hors des remparts, ils intégraient des bâtiments fonctionnels (échaudoirs, bouveries, triperie) organisés autour d’une cour centrale, avec une architecture sobre en brique apparente. Leur conception s’inspirait peut-être de la basilique Saint-Sernin, évoquant le martyr de saint Saturnin, bien que cette hypothèse ne soit pas confirmée par Vitry.

Au fil des XIXe et XXe siècles, le complexe subit plusieurs modifications : un mur de protection en 1838, des digues dans les années 1950, et une réhabilitation majeure entre 1927 et 1930 dirigée par Jean Montariol pour moderniser les installations. Les abattoirs fermèrent en 1988 pour des raisons sanitaires et structurelles, avant d’être classés monument historique en 1990. Leur reconversion en espace culturel fut décidée en 1991, fusionnant le musée d’Art moderne de Toulouse, le FRAC Midi-Pyrénées et le CRAC de Labège.

Le projet de transformation, confié aux architectes Antoine Stinco et Rémi Papillault, conserva l’architecture originelle tout en l’adaptant à sa nouvelle vocation muséale. Inaugurés en 2000 sous le nom Les Abattoirs, Musée – Frac Occitanie Toulouse, les lieux abritent désormais des collections d’art moderne et contemporain, dont un rideau de scène monumental de Pablo Picasso. Le site symbolise la réhabilitation du patrimoine industriel toulousain, tout en dynamisant le quartier Saint-Cyprien.

L’histoire des abattoirs reflète aussi l’évolution des pratiques hygiénistes au XIXe siècle, avec la volonté de regrouper les activités d’abattage en un lieu unique, contrôlé et salubre. Avant leur construction, Toulouse comptait de multiples petits abattoirs disséminés, comme celui de l’île de Tounis ou près de la porte Arnaud-Bernard, souvent critiqués pour leur insalubrité. Le projet de Vitry marqua ainsi une rupture avec ces pratiques médiévales, tout en s’inscrivant dans une logique urbanistique moderne.

La reconversion des abattoirs en musée s’inscrit dans une tendance nationale et européenne de valorisation des friches industrielles, à l’image du CAPC de Bordeaux ou du musée Tàpies à Barcelone. À Toulouse, ce projet fut porté par Alain Mousseigne, directeur fondateur, qui unifia les collections dispersées de la ville et de la région. Aujourd’hui, le musée propose une programmation variée, avec des expositions temporaires et une muséographie innovante, comme la présentation tournante du rideau de Picasso dans une salle aménagée en crypte théâtrale.

Liens externes