Frise chronologique
1907
Fondation de l'Œuvre carcassonnaise
Fondation de l'Œuvre carcassonnaise
1907 (≈ 1907)
Création pour promouvoir l'hygiène individuelle.
décembre 1910
Inauguration des bains-douches
Inauguration des bains-douches
décembre 1910 (≈ 1910)
Ouverture au public après construction.
7 novembre 2016
Protection des façades et toitures
Protection des façades et toitures
7 novembre 2016 (≈ 2016)
Inscription comme monument historique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures des anciens bains-douches, tels que délimités en rouge sur le plan cadastral annexé à l'arrêté (cad. AW 269) : inscription par arrêté du 7 novembre 2016
Personnages clés
| Léon Vassas - Architecte |
Concepteur des bains-douches et du Grand théâtre. |
Origine et histoire
Les anciens bains-douches de Carcassonne furent construits au début du XXe siècle pour répondre à un besoin croissant d’hygiène publique. En 1907, l’Œuvre carcassonnaise des Bains-douches fut fondée dans ce but, avec le soutien de la mairie. L’architecte Léon Vassas, déjà maître d’œuvre du Grand théâtre de la Cité, fut chargé de concevoir l’édifice, inauguré en décembre 1910. L’établissement proposait quatorze cabines (huit pour les hommes, six pour les femmes), chacune divisée en un espace de déshabillage et une salle d’aspersion, équipés de briques blanches et de grès biseauté.
Le bâtiment, conçu pour faciliter l’accès à l’hygiène individuelle dans un contexte où les logements étaient souvent dépourvus de salles de bain, devint un équipement municipal clé. Les façades et toitures, protégées depuis 2016, témoignent de cette architecture utilitaire et sociale. Après sa fermeture, le lieu fut reconverti en crèche, préservant ainsi une partie de son patrimoine tout en adaptant son usage aux besoins contemporains.
La précision de l’architecture intérieure, comme les cabines de 1,20 mètre de côté avec leurs équipements (siège fixe, glace, caillebotis), reflète une volonté de fonctionnalité et de dignité pour les usagers. Le rideau en toile séparant les espaces et les parois en briques blanches visaient à allier praticité et salubrité. Aujourd’hui, bien que son usage ait changé, le bâtiment reste un marqueur de l’histoire sociale et urbaine de Carcassonne, rappelant l’évolution des normes hygiéniques au XXe siècle.