Validation du projet 1923 (≈ 1923)
Approbation malgré les oppositions financières et techniques.
1927-1929
Construction du bâtiment
Construction du bâtiment 1927-1929 (≈ 1928)
Réalisée par Louis Lablaude, style Art déco.
1974
Réduction d’ouverture
Réduction d’ouverture 1974 (≈ 1974)
Un seul jour par semaine (samedi).
4 octobre 1993
Fermeture votée
Fermeture votée 4 octobre 1993 (≈ 1993)
Décision du conseil municipal.
7 novembre 2022
Inscription monument historique
Inscription monument historique 7 novembre 2022 (≈ 2022)
Protection officielle du bâtiment.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les anciens Bains-douches, en totalité, sur la parcelle n° 72, figurant au cadastre de la commune, section BN, comme il est indiqué sur le plan joint à l’arrêté : inscription par arrêté du 7 novembre 2022
Personnages clés
Louis Lablaude - Architecte
Concepteur du bâtiment en 1927-1929.
Lucien Gault - Employé municipal
Dernier gestionnaire avant la fermeture.
Joël Letard - Employé municipal
Dernier gestionnaire avant la fermeture.
Origine et histoire
Les bains-douches de Thouars, construits entre 1927 et 1929 par l’architecte parisien Louis Lablaude, visaient à améliorer l’hygiène des populations défavorisées dans cette ville cheminote en pleine expansion. Le projet, initialement retardé par des oppositions liées à son coût et son emplacement, fut modifié pour réduire les dépenses. Le bâtiment, de style Art déco, remplaça une ancienne tour médiévale mais souffrit dès sa construction de problèmes d’étanchéité récurrents au niveau du toit en terrasses de béton armé.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’établissement fut occupé par les troupes allemandes, tout en restant partiellement accessible à la population locale le dimanche, jusqu’à la pénurie de charbon. Après la Libération, sa fréquentation déclina progressivement à partir des années 1960-1970, avec la généralisation des salles de bains dans les foyers. En 1974, la ville réduisit son ouverture à un jour par semaine, avant de voter sa fermeture définitive en 1993, effective en 1994.
Le bâtiment, qui abritait 17 cabines de douche, 4 bains, un lavoir et un logement de concierge, conserve aujourd’hui ses équipements d’origine (baignoires, sabliers, carreaux bleus et blancs). Il a obtenu le label « Patrimoine du XXe siècle » en 2015, puis celui d’« Architecture contemporaine remarquable », avant d’être inscrit aux monuments historiques en 2022. Depuis sa fermeture, le rez-de-chaussée accueille les Restaurants du Cœur.
Conçu pour répondre aux besoins hygiéniques des ouvriers et des familles modestes, cet établissement reflète les politiques sociales de l’entre-deux-guerres. Son architecture fonctionnelle et son histoire illustrent l’évolution des pratiques sanitaires en France, ainsi que les défis urbains liés à l’industrialisation. Le site reste l’un des rares bains-douches conservés intact dans le Grand Ouest, témoignant d’un patrimoine industriel et social méconnu.
L’opposition initiale des employés des chemins de fer, qui jugeaient le projet peu rentable, avait contraint la municipalité à revoir ses plans. Malgré ces obstacles, l’édifice devint un lieu central pour la communauté, combinant utilité publique et innovation architecturale. Son inscription récente comme monument historique souligne son importance patrimoniale et sa valeur documentaire pour l’histoire sociale française.
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