Validation du projet 1923 (≈ 1923)
Le projet des bains-douches est validé en raison de l'augmentation de la population ouvrière.
1927-1929
Construction du bâtiment
Construction du bâtiment 1927-1929 (≈ 1928)
L'architecte Louis Lablaude édifie le bâtiment à l'emplacement d'une ancienne tour médiévale.
1994
Fermeture définitive
Fermeture définitive 1994 (≈ 1994)
Le conseil municipal vote la fermeture définitive des bains-douches.
2015
Label Patrimoine du XXe siècle
Label Patrimoine du XXe siècle 2015 (≈ 2015)
Le bâtiment reçoit le label « Patrimoine du XXe siècle ».
2022
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 2022 (≈ 2022)
Le bâtiment est inscrit au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les anciens Bains-douches, en totalité, sur la parcelle n° 72, figurant au cadastre de la commune, section BN, comme il est indiqué sur le plan joint à l’arrêté : inscription par arrêté du 7 novembre 2022
Personnages clés
Louis Lablaude
Architecte parisien ayant conçu et édifié le bâtiment des bains-douches.
Lucien Gault
Dernier employé municipal des bains-douches.
Joël Letard
Dernier employé municipal des bains-douches.
Origine et histoire
Les anciens bains-douches de Thouars, dans les Deux-Sèvres, étaient destinés à l'hygiène de la population défavorisée et comprenaient un lavoir. Le projet, évoqué avant la Première Guerre mondiale dans cette ville cheminote, n'est validé qu'en 1923, alors que la population ouvrière augmente et que peu de foyers disposent d'une salle de bains. Des employés des chemins de fer de l'État s'opposent au projet, jugeant l'emplacement mal choisi et le coût trop élevé malgré des subventions promises par le ministère de l'Intérieur, ce qui contraint la commune à modifier les plans initiaux. L'architecte parisien Louis Lablaude édifie finalement le bâtiment entre 1927 et 1929 à l'emplacement d'une ancienne tour médiévale. La conception du toit, composé de plusieurs terrasses en béton armé, engendre cependant des problèmes d'étanchéité récurrents. Occupé par les troupes allemandes pendant la Seconde Guerre mondiale, l'établissement reste accessible au public le dimanche jusqu'à l'épuisement du charbon. Après la Libération il est de nouveau fréquenté, mais son usage décline à partir des années 1960–1970 à mesure que les logements sont équipés de salles d'eau. En 1974 la ville limite l'ouverture aux bains-douches à une journée hebdomadaire, le samedi; le conseil municipal vote la fermeture définitive le 4 octobre 1993, effective en 1994, et les derniers employés municipaux étaient Lucien Gault et Joël Letard. De style Art déco, l'édifice comprend au premier étage l'espace bains-douches initialement prévu, puis modifié pour des raisons budgétaires, en 17 cabines de douche, quatre bains et un appartement de fonction pour le concierge. Un lavoir était également à la disposition de la population et le rez-de-chaussée accueille encore Les Restaurants du Cœur après la fermeture. Le bâtiment a conservé ses baignoires, ses cabines de douche, les sabliers fixés aux portes et ses carreaux bleus et blancs, ce qui en fait l'un des derniers bains-douches préservés en l'état dans le Grand Ouest. Il reçoit le label « Patrimoine du XXe siècle » en 2015, puis le label « Architecture contemporaine remarquable », et est inscrit au titre des monuments historiques depuis le 7 novembre 2022. Le plan de la façade principale, dessiné par Louis Lablaude en 1925, fait partie des documents conservés.