Crédit photo : Jérémy-Günther-Heinz Jähnick (1988–) Descriptionph - Sous licence Creative Commons
Frise chronologique
1851
Ouverture de la fosse n°1
Ouverture de la fosse n°1
1851 (≈ 1851)
Début des travaux miniers par la Compagnie.
1875 (environ)
Construction des grands bureaux
Construction des grands bureaux
1875 (environ) (≈ 1875)
Bâtiments administratifs et ateliers centraux édifiés.
1883
Création du puits n°1 bis
Création du puits n°1 bis
1883 (≈ 1883)
Modernisation de l’extraction minière.
1946
Nationalisation des mines
Nationalisation des mines
1946 (≈ 1946)
Intégration au Groupe de Béthune.
1968
Fermeture de la fosse
Fermeture de la fosse
1968 (≈ 1968)
Fin de l’activité minière sur le site.
2009-2010
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
2009-2010 (≈ 2010)
Protection des bâtiments et équipements.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures (cad. AM 342, 343, 483, 492) : inscription par arrêté du 1er décembre 2009
Personnages clés
| Adrien Aubé de Bracquemont - Ingénieur et dirigeant minier |
Pionnier des innovations techniques à la fosse. |
Origine et histoire
Les grands bureaux et ateliers centraux de la Compagnie des mines de Vicoigne-Noeux-Drocourt furent construits à Nœux-les-Mines dans la 2e moitié du XIXe siècle, en lien avec l’exploitation de la fosse n°1 (dite Adrien Aubé de Bracquemont), ouverte en 1851. Ces bâtiments, organisés autour d’une cour arrière, abritaient la direction et les ateliers techniques, reflétant l’innovation industrielle de l’époque. Ils furent modifiés entre les deux guerres, avec l’ajout d’une aile Art Déco au pavillon ouest.
La compagnie minière, pionnière dans l’extraction du charbon, développa autour de la fosse des cités ouvrières, une église Sainte-Barbe (1890), une pharmacie centrale (1927), et une coopérative pour les mineurs. Ces infrastructures, inscrites aux monuments historiques en 2009-2010, témoignent de l’organisation sociale et économique du bassin minier. Le site, reconverti en zone industrielle après la fermeture de la fosse en 1968, conserve aujourd’hui des vestiges emblématiques comme le portail d’entrée et les ateliers.
La fosse n°1 fut un modèle technologique : premier puits de 4 mètres de diamètre (au lieu de 3), équipé d’une machine d’extraction à deux cylindres et d’un système d’aérage innovant. Sa production record (537 050 hectolitres en 1853-54) marqua le début de l’ère industrielle houillère dans la région. Le terril n°36, boisé aujourd’hui, et les bâtiments préservés rappellent cette histoire, tandis qu’un musée de la mine nearby perpétue sa mémoire.
La nationalisation de 1946 intégra la compagnie au Groupe de Béthune, avant la fermeture définitive en 1968. Les façades des grands bureaux, des ateliers, de la coopérative, et de la pharmacie, protégées depuis 2009-2010, illustrent l’héritage architectural et social des Houillères. Le site, toujours propriété privée, fait l’objet de réflexions pour sa valorisation future.